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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 17:32

accor

Publicis, LVMH, EDF, Accor figurent parmi les sociétés dont certaines pratiques laissent à désirer, en matière de gouvernement d'entreprise.

EN 2012, l'AMF a constaté de nouvelles améliorations, en matière de gouvernement d'entreprise. Copyright Reuters

C'est une première: dans son rapport 2012 sur le gouvernement d'entreprise et les rémunérations des dirigeants de sociétés cotées, l'Autorité des marchés financiers (AMF) désigne nommément les entreprises qui ne se conforment pas au code Afep (Association française des entreprises privées)-Medef de 2008. Certes, l'AMF marche sur des œufs, constatant, «cette année encore, des améliorations en termes de gouvernement d'entreprise». Le gendarme de la Bourse de Paris se félicite notamment de la «forte» progression du nombre de femmes au sein des conseils d'administration et de surveillance, avec un ratio moyen de 20% fin 2011. Et même de plus de 40% dans le cas de Publicis!

• Publicis et LVMH : trop lacunaires

Que le groupe de publicité ne se réjouisse pas trop vite. Au chapitre des administrateurs indépendants, l'AMF fustige les «explications lacunaires, elliptiques» de Publicis, qui considère que la limitation à 12 ans des mandats d'administrateurs, prônée par le Code Afep-Medef, «n'est pas adéquate pour les conseils de surveillance». Lacunaires, les justifications de LVMH le sont également aux yeux de l'AMF, le groupe de luxe se contentant d'évoquer la «situation personnelle» de deux administrateurs pour les qualifier d'indépendants.

• Carton rouge pour EDF et Bolloré sur le cumul des médias

Comme en politique, le cumul des mandats fait débat, dans le monde de l'entreprise. Le code Afep-Medef prévoit que l'administrateur, lorsqu'il exerce des fonctions exécutives, «ne doit, en principe, pas accepter d'exercer plus de quatre autres mandats d'administrateur dans des sociétés cotées». Ni EDF ni le groupe Bolloré ne se conforment à cette règle, dénonce l'AMF.

• AccorIcade et JC Decaux pointés du doigt en matière de rémunérations

Sur le front des rémunérations des dirigeants, ce sont le groupe hôtelier Accor, le spécialiste des tickets restaurantsEdenred, la foncière Icade et le groupe de publicité JC Decaux qui sont dans le collimateur de l'AMF. Leur faute? Avoir distribué à leurs dirigeants des actions dites de performance, sans avoir «soumis tout ou partie de ces attributions à des critères de performance», précisément. Une légèreté qui pourrait bien ne pas perdurer, le Trésor ayant l'intention de déposer cet automne un projet de loi destiné à encadrer les salaires des hauts dirigeants.

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.