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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 23:32

HENNEQUINSpécial AG avec Challenges. 

Il s'agissait de la première assemblée générale du groupe Accor 100% hôtelier.

SOBRE, sérieux, solennel parfois, l'ancien président de McDonald's Europe, devenu P-DG du groupe Accor en janvier dernier, a déçu ceux qui espéraient quelques bons mots de la part du patron le plus rock'n roll du CAC 40. "C'est la première assemblée générale d'un groupe Accor 100% hôtelier", a-t-il commencé par expliquer avant d'annoncer la couleur pour ses collaborateurs et ses clients dans les mois à venir, en reprenant cette réplique d'Alain Delon dans "Le Guépard" de Luchino Visconti qu'il affectionne particulièrement: "Pour que rien ne change, il faudra que tout change!"

Nouveau venu à la tête du géant français de l'hôtellerie, Denis Hennequin, et sa directrice financière Sophie Stabile, ont détaillé les chiffres "excellents" de l'année 2010, à mettre au crédit de la gestion de son prédécesseur Gilles Pélisson. Le chiffre d'affaires à périmètre constant est en hausse de plus de 7% et les bénéfices sont en hausse.

Le président d'Accor a tenu à placer son action dans la durée: "Je suis fidèle, comme vous le savez j'ai passé 25 ans dans la même entreprise", emmaillant son discours d'éloges plus ou moins dissimulés à l'adresse des fondateurs du groupe, présents au premier rang, Paul Dubrule et Gérard Pélisson.

Concernant sa stratégie, il a affirmé qu'après les cessions de la Compagnie des Wagons Lits, d'Edenred, de Lucien Barrière et de Lenôtre, il n'avait pas l'intention de vendre de nouveaux actifs du groupe. "Nous sommes totalement recentrés sur l'hôtellerie, nous devons maintenant travailler à rendre nos marques plus fortes et plus performantes". Aux côtés des enseignes d'hôtels, Accor a vocation à être la marque de réservation sur internet pour l'ensemble du groupe.

Bertrand Méheut, le président de Canal Plus, administrateur indépendant et président du Comité des rémunérations a ensuite donné les détails du contrat de Denis Hennequin (salaire fixe de 750.000 euros et jusqu'à 1,875 million de variable) et du directeur général délégué Yann Caillère. L'ancien président Gilles Pélisson a obtenu pour sa part une indemnité de départ de 5 millions d'euros.

 
Chiffre d'affaires : 5,94 milliards d'euros (+7,1%)
Résultat brut d'exploitation : 1,8 millions d'euros (+14,7%)
Dividende : 0,62 euros par action
Administrateurs renouvelés : Virginie Morgon, Sébastien Bazin, Denis Hennequin et Franck Riboud.
Nouvelle administratrice : Mercedes Erra (en remplacement de Gilles Pélisson).

 

par Jean-François Arnaud, journaliste à Challenges, lundi 30 mai 2011.

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.