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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 09:44

Hôtel Mercure : plusieurs reconversions à l'étude

DENIS MEYNARD - Les élus stéphanois seront prochainement consultés sur ce dossier où s'implique la municipalité

Un établissement de soins de jeunes malades d'Alzheimer et une résidence du campus industriel stéphanois sont en lice pour réoccuper les murs que veut céder le groupe Accor.

Depuis des années, le groupe Accor conditionne l’implantation d’un hôtel 4 étoiles face à la gare TGV de Saint-Etienne Châteaucreux à une reprise des bâtiments du Mercure qu’il exploite en bordure du Parc de l’Europe. Pour faire avancer ce dossier, le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, a rencontré les porteurs de projets pouvant être implantés sur ce site. Tout d’abord une structure d’hébergement et de soins de jeunes malades d’Alzheimer (moins de 60 ans) dont le nombre est en augmentation. « A Saint-Etienne, nous avons le cas d’une jeune femme de 38 ans qui ne souhaite pas forcément, ainsi que son entourage, vivre dans un établissement spécialisé dont les pensionnaire ont autour de 80 ans », explique Eric Gacon, un Stéphanois professionnel de l’assurance qui travaille sur ce projet au côté du Dr Alain Sagne. Cet enseignant chercheur et maître de conférence à l’Université Lyon 2, docteur en psychologie et spécialiste de la gérontologie, envisage de créer à Saint-Etienne, la première structure française de ce type.

Un tour de table financier est en cours pour réunir les 6,5 M€ nécessaires au financement de l’opération, dont le volet immobilier a été confié localement à la société Surcomi Consultant de Gilles Estable. « Le maire est sensible à la création d’emplois, une cinquantaine au départ, le double à terme, que permettrait l’ouverture de ce centre médicalisé accueillant une centaine de malades, au plus tôt fin 2016 », explique Eric Gacon. Il ajoute que « l’agrément de l’Agence régionale de santé (ARS) permettrait pour les plus défavorisés de bénéficier de l’appellation et de la prise en charge propre aux Ehpad ».

De son côté, l’ISTP IRUP, présente sur deux sites du Rond-Point, est intéressée par celui-ci « dans le cadre de nos différents développements, ainsi que pour offrir à nos élèves ingénieurs sous statut salarié et intervenants professionnels les capacités d’accueil qui font défaut », explique le directeur Cyril Faure. Un troisième projet, sous forme d’habitat pavillonnaire, associant un groupe de BTP et un promoteur local, qui conduirait à démolir les bâtiments existants, est aussi à l’étude. Accor, propriétaire des murs mais locataire du terrain auprès de la Ville dans le cadre d’un bail emphytéotique, et la municipalité ont trouvé un accord qui sera soumis à l’approbation du conseil municipal. Il  permettrait de limiter à 2 M€ le ticket d’entrée demandé aux porteurs de projets.

Denis Meynard

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.