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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 22:47
L'annonce jeudi par le leader de l'hôtellerie Accor du lancement de la procédure visant à obtenir les nouvelles étoiles pour ses hôtels pourrait pousser ses concurrents à suivre et à relancer un processus de classement tournant au ralenti depuis ses débuts il y a plus d'un an.

L'annonce jeudi par le leader de l'hôtellerie Accor du lancement de la procédure visant à obtenir les nouvelles étoiles pour ses hôtels pourrait pousser ses concurrents à suivre et à relancer un processus de classement tournant au ralenti depuis ses débuts il y a plus d'un an. | Eric Piermont

L'annonce jeudi par le leader de l'hôtellerie Accor du lancement de la procédure visant à obtenir les nouvelles étoiles pour ses hôtels pourrait pousser ses concurrents à suivre et à relancer un processus de classement tournant au ralenti depuis ses débuts il y a plus d'un an.
Le 21 juillet 2012, les plaques octogonales bleu marine qui signalent le nombre d'étoiles (de 0 à 4) d'un hôtel seront obsolètes.  Elles devraient laisser place à des plaques carrées, bordeau et grise, pour les 1 à 4 étoiles et or mat/argent pour les 5 étoiles.
Mais les hôteliers, surtout indépendants, ne se sont pas précipités pour demander ces nouvelles étoiles, sauf pour la catégorie 5 étoiles, qui n'existait pas encore et était très attendue pour la clientèle internationale.
Seuls 885 hôtels, sur les 18.000 établissements actuellement classés, soit moins de 5%, ont obtenu leurs nouvelles étoiles, selon Atout France.
Pour Laurent Duc, président de la branche hôtellerie de la principale organisation patronale du secteur, l'Umih, l'annonce d'Accor d'entamer la procédure de classement pour ses 1.400 établissements en France devrait "évidemment" relancer le processus.
"En tant que chef d'entreprise, l'une des premières choses qu'on regarde, ce sont ses concurrents", explique cet hôtelier à la tête de deux établissements à Lyon, "ou Accor détient 42% du marché".
Cela va aider "les indépendants qui parfois manquent de repères", estime-t-il.
"Tout le monde attend ce que va faire son voisin", admet également Geneviève Bahler, présidente des hôteliers au Synhorcat, autre syndicat patronal. "Et va s'y prendre au dernier moment".
Accor a surtout publié ses objectifs, à savoir obtenir 5 étoiles pour ses Sofitel, Pullman, et MGallery, et jusqu'à une étoile ses hotels F1 (ex Formule 1), faisant gagner une étoile à la plupart de ces établissements.
Un hôtel Formule 1 qui propose des chambres avec salle de bain sur le pallier, pourra avoir une étoile, déplorent certains observateurs.
Pour Yves Lacheret, l'un des responsables d'Accor France, l'intérêt de ce classement est surtout d'être cohérent avec ce qui se fait dans les autres pays d'Europe. "Ibis en Belgique est déjà 3 étoiles, les Mercure ont déjà 4 étoiles en Allemagne", explique-t-il.
Il était temps aussi de "moderniser les normes", qui dataient de 1986 et obligeaient, par exemple, tous les établissements à avoir une cabine téléphonique insonorisée dans leur hall.
Pour lui, ce classement "tire l'hôtellerie française vers le haut". "Pas vraiment", répond Mark Watkins, président d'une association, le Comité de modernisation de l'hôtellerie, puisque la plupart des hôtels Accor vont ainsi "gagner un étoile, sans pour autant avoir changé".
Pour lui, le choix d'un hôtel ne dépend pas du nombre d'étoiles puisqu'internet a changé la donne.
Pas de précipitation à se faire classer chez Louvre Hôtels, N°2 de l'hôtellerie en France avec Golden Tulip, Campanile, Kyriad et Première Classe. Seuls les établissements qui avaient un intérêt économique à être classés (parce qu'ils sont haut de gamme ou sur des zones touristiques, par exemple) ont entamé les démarches.
Pour les 70% du parc qui se situent entre 2 et 3 étoiles, "il est urgent d'attendre", indique-t-on.
Attendre de voir comment va réagir le marché, expliquent les professionnels. Et notamment les clients "grands comptes", c'est-à-dire les entreprises qui pourraient traîner des pieds à organiser un séminaire dans un Pullman devenu 5 étoiles.

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.