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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 17:40

drapeau.jpgPeu engagé en Egypte, retiré de Tunisie, le groupe Accor table en revanche sur le Maroc, porté par l'afflux de touristes mais aussi par un marché intérieur qui se développe.

L'inauguration, lundi soir par Accor, de son 900e Ibis à Tanger, le deuxième pour l'enseigne dans la ville portuaire marocaine, est symbolique à plus d'un titre. Au-delà de l'expansion mondiale de la chaîne, l'événement témoigne que le Maroc, à l'instar des « BRIC » - Brésil, Russie, Inde, Chine -, est lui aussi concerné par le développement d'Ibis et plus largement de l'hôtellerie économique du groupe français. Et cette nouvelle impulsion est donnée au moment même où la concurrence semble se décider dans le pays.

Concernant Ibis, implanté dans le royaume chérifien depuis 1997 à la faveur de l'acquisition de la petite chaîne Moussafir (6 hôtels à l'époque), Accor prévoit de densifier son maillage local en portant le nombre d'établissements de 16 à 25-30 d'ici à 2015. Pour ce faire, le groupe compte sur sa filiale locale Risma, détenue à près de 35 % et cotée à la Bourse de Casablanca -19 % environ du capital sont dans les mains du public, le solde revenant à des institutionnels marocains -, et qui fait office de foncière et de véhicule de développement.

Rsma, qui porte 27 hôtels Accor aujourd'hui - outre les 16 Ibis, 2 Novotel, 3 Mercure et 6 Sofitel -, est d'ailleurs mis à contribution pour lancer Etap Hotel, autre chaîne d'Accor, au Maroc. Ce projet s'est traduit par la création d'une société codétenue à parité par Risma et un autre investisseur institutionnel marocain, Akwa, avec l'objectif de créer 5 hôtels à la fin 2011-début 2012, et de 25 à terme.

LA CONCURRENCE S'ACTIVE

 

En parallèle, la concurrence commence à s'activer. B & B, le numéro trois

 

 

français de l'hôtellerie économique, a signé en novembre dernier un contrat d'exclusivité territoriale avec un investisseur local

, Cantor, afin d'ouvrir une dizaine d'hôtels - soit au total 1.500 chambres - en l'espace de 5 ans, avec pour chacun des établissements un contrat de franchise. Le premier B & B est programmé à Casablanca pour fin 2012-début 2013.

La principale ville économique du Maroc est aussi la priorité de Louvre Hôtels qui a mis sur pied, courant 2008, une société commune faisant office de foncière et de véhicule de développement, Atlantic Marocco Investments, avec un fonds d'investissement local, H Partners. Cette nouvelle entité, dont Louvre Hôtels possède 30 % du capital, a acquis l'été dernier son premier terrain à Casablanca. Le projet consiste à construire un Première Classe, un Campanile, ainsi qu'une résidence hôtelière, dont le nom reste à déterminer, soit au total 400 chambres. Il s'agit là d'un premier pas, car Louvre Hôtels espère exploiter une quinzaine d'hôtels d'ici à 4 ans dans le royaume, avec des contrats de management passés par Atlantic Marocco Investments.

L'arrivée du numéro deux français et européen de l'hôtellerie économique au Maroc s'accompagne par ailleurs d'un plan de développement de son partenaire Golden Tulip, également détenu par Starwood Capital. Cet opérateur, positionné sur les segments moyen et haut de gamme, compte déjà 5 hôtels au Maroc.

LA DEMANDE INTÉRIEURE DÉCOLLE

 

Tous ces projets s'inscrivent dans un contexte de décollage de la demande intérieure marocaine. En augmentation de 70 % au cours de la dernière décennie, la fréquentation domestique représente désormais 22 % des nuitées au Maroc, indique Philippe Gauguier, le responsable de l'équipe de consultants de Deloitte France, spécialisée dans l'hôtellerie. Ce dernier met également en exergue le rôle actif de l'Etat marocain, qui a placé le développement du tourisme intérieur parmi les grands axes de sa politique touristique, tout comme l'arrivée des compagnies aériennes « low cost » de manière à doper la venue des visiteurs étrangers.

Or, comme le souligne Samuel Couteleau, autre consultant de Deloitte France, le marché de l'hôtellerie économique marocain est encore « très peu défriché » par les chaînes. De fait, le groupe Accor estime sa part de marché globale à 7 %, en nombre de nuitées, et ce pour un parc représentant 4 % des capacités. Le potentiel est donc grand à première vue, mais, ajoute cet expert, une offre haut de gamme abondante pourrait perturber le secteur sur le plan tarifaire.

Source : Les echos  

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.