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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 16:25

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En ce lundi de Pentecôte,la question de la journée de solidarité, travaillée mais non rémunérée, revient sur le devant de la scène. La pertinence de ce dispositif créé aprés la canicule de 2003, fait toujours débat. Il rapporte un peu plus de 2 milliards chaque année, une toute petite partie des 20 à 24 milliards d'argent public consacrés au financement de la dépendance des personnes âgées.

Depuis 2008, cette journée est organisée «à la carte». Du coup, certains salariés, travaillent, d'autres non. Beaucoup plus d'efforts pourraient être demandés aux Français. La solution sera d'abord recherchée du côté de l'impôt, un des buts de la grande réforme fiscale annoncée.

Delaunay va «mettre en route un état des lieux» en juillet

Dans les colonnes du «Parisien - Aujourd'hui en France», le ministère des Personnes âgées et de la Dépendance assure qu'«il n'y a pas eu d'engagement du président de modifier la journée de solidarité». Ce matin,au micro de RTL, la ministre Michèle Delaunay indique qu'elle va «mettre en route un état des lieux, une sorte d'audit, pour que nous sachions exactement l'état de cette prise en charge». «Je vais rencontrer dès le début de juillet le haut conseil de la CNSA, l'institution qui collecte les fonds de la journée de solidarité», précise-t-elle. Elle souhaite que cette journée soit étudiée sous le «double aspect» des finances et de l'humain, «c'est-à-dire un rapport financier, très nécessaire, très souhaitable ; 2,3 milliards d'euros à peu près dont 1,9 en direction des âgés. Mais c'est aussi une prise de conscience que je demande à chacun qui râle peut-être ce matin, parmi ceux qui vont travailler». «Nous vieillirons tous, nous avons tous des parents ; et c'est aussi l'occasion de se dire que peut-être s'il y a une personne isolée dans le voisinage, on peut lui rendre visite, l'inviter à déjeuner».

Mailly pour une refonte de la prise en charge des personnes âgées

Quelques minutes plus tard, Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO, a prôné sur France Info une refonte de la prise en charge des personnes âgées en vue d'un financement «équilibré», pouvant s'appuyer sur une hausse des cotisations sociales et l'impôt, et non plus sur la Journée de solidarité. Cette journée «c'est du travail gratuit», a-t-il déploré, «on pourrait faire autrement». Selon lui, «c'est utile financièrement mais la méthode est très mauvaise, on l'a toujours dit». «Qu'il faille régler le problème de la dépendance, du reste à charge pour les personnes âgées, on est tous demandeurs», l'enjeu est de savoir «comment on finance de manière équilibrée», a-t-il ajouté. «Cela peut être plus de cotisation, parce que nous considérons que la dépendance est un risque qui relève de la cotisation sociale, et de l'impôt», a déclaré Jean-Claude Mailly.

 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.