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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 10:42

 yann caillere

A l'approche de ses soixante ans, le nouveau directeur général d'Accor est reconnu comme un homme de terrain.

A l'approche de ses soixante ans - il les aura le 5 août - Yann Caillère a obtenu son bâton de maréchal en se voyant nommé, mardi, par le conseil d'administrationd'Accor directeur général du groupe hôtelier.

Pour ce diplômé de l'Ecole hôtelière de Thonon-les-Bains, cette nomination consacre d'abord une belle carrière d'homme de terrain, d'où sa réputation de « pro » de l'hôtellerie, qui doit beaucoup à une capacité de travail colossale.

Mais on peut d'autant plus parler de bâton de maréchal que Yann Caillère est, dit-on, favorable à la dissociation des fonctions de président du conseil et de directeur général, et ce au nom de l'efficacité opérationnelle. A ce titre, il aurait rêvé être impliqué dans la succession, à la fin de 2010, de l'ex-PDG, Gilles Pélisson, auquel il doit beaucoup.

Homme à poigne

Gilles Pélisson, qui avait travaillé avec Yann Caillère chez Euro Disney, l'avait fait venir chez Accor, quand il prit les rênes du groupe début 2006, pour lui confier la direction de l'hôtellerie Europe-Moyen-Orient-Afrique et de la chaîne Sofitel. A l'époque, il s'agissait d'un sacré transfert dans le secteur, Yann Caillère étant alors le président du groupe Louvre Hôtels, premier concurrent d'Accor racheté peu de temps auparavant par Starwood Capital.

De fait, cet amateur de rugby, tout à la fois affable et homme à poigne, s'est vite imposé en interne, avec, entre autres, le repositionnement réussi de Sofitel sur le segment luxe. Il s'en est traduit l'élargissement progressif de sa sphère d'influence, jusqu'à sa désignation, en août 2010, comme directeur général délégué des opérations monde.

En ce sens, Yann Caillère apparaît donc aujourd'hui comme l'homme de la continuité opérationnelle, le plus à même à stabiliser le pilotage d'Accor et à rassurer en interne, alors que l'éviction de Denis Hennequin sème le trouble. La secrétaire (CFDT) du comité central d'entreprise d'Accor SA a d'ailleurs rendu hier un vibrant hommage à l'ex-PDG d'Accor, en saluant, au cours de l'assemblée générale, son « grand courage »face aux « fonds d'investissement », le duo Colony Capital-Eurazeo, tandis que la représentante (CFDT) du personnel au conseil a dénoncé leur « coup d'Etat ». Signe des temps, Yann Caillère, qui a reçu dès mercredi les syndicats, leur a assuré ne pas avoir « vendu son âme au diable ».

C. P., Les Echos

Par Christophe Palierse 

 

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.