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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 09:40

 

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Yann Caillère, directeur général d’Accor, Philippe Citerne, président non exécutif du groupe et Sébastien Bazin, président du fonds Colony Capital (de gauche à droite) lors d’une réunion annuelle des actionnaires, à Paris en avril.Crédit Photo : © Jacky Naegelen / Reuters/Reuters

Alors que le groupe hôtelier se cherche une nouvelle gouvernance, franchisés et salariés dénoncent une stratégie trop orientée sur le court terme. Ils en appellent aux cofondateurs pour conserver l’esprit de l’enseigne.

Les turbulences autour de l’éviction du PDG d’Accor, Denis Hennequin, ont laissé des traces au sein des troupes. Depuis l’assemblée générale mouvementée du 25 avril dernier, il règne une drôle d’ambiance chez le leader européen de l’hôtellerie. Certes, la nomination provisoire au poste de directeur général de l’ancien bras droit de Denis HennequinYann Caillère, a été plutôt bien accueillie. L’homme est reconnu et apprécié par les équipes. Mais l’inquiétude sur l’avenir du groupe est palpable.

Vendredi, le syndicat FO des directeurs d’hôtels du groupe a adressé un courrier aux cofondateurs de l’enseigne, Paul Dubrule et Gérard Pélisson. Il y explique notamment que «le cœur n’y est plus» et que bon nombre de salariés ressentent «une perte de confiance». Ils craignent notamment de voir leur statut bradé dans les hôtels passant en franchise et de disposer d’indemnités de départ bien moins favorables que les salariés du siège. Ils soulignent également que «la stratégie est uniquement axée sur les résultats à court terme, négligeant l’entretien de nos hôtels, nos équipes et au final nos clients».

Lettre ouverte

Ce document fait suite à une autre lettre ouverte en date du 17 mai que Le Figaro s’est procurée. Adressé à Yann Caillère et à Sébastien Bazin, président du fonds Colony Capital, principal actionnaire du groupe hôtelier, le texte souligne que «le départ de Denis Hennequin génère une forte inquiétude, à la limite de la défiance, chez les franchisés». Le document signé par la Fédération des franchisés Accor met en garde contre les tentations du groupe de se séparer d’un nombre trop important de murs d’hôtels et estime «que la satisfaction d’objectifs à court terme au profit des actionnaires l’a emporté sur le long terme». Là encore, les signataires du texte se réfèrent à Dubrule et Pélisson qui avaient déclaré «notre force c’est d’être deux» et appellent leur franchiseur à mieux prendre en compte leurs aspirations.

Paul Dubrule qui n’avait pas hésité à clamer son mécontentement après le départ de Denis Hennequin affirme depuis sa confiance et son soutien à Yann Caillère. «Yann a vocation à rester à ce poste, estime-t-il. Au bout de cette situation provisoire, il faut qu’il puisse former un tandem efficace avec un président non exécutif.» Quant à la sauvegarde de l’esprit d’Accor, il le résume ainsi: «Le modèle 100 % franchisés vient des États-Unis, un pays immense, homogène, avec de très nombreuses possibilités d’implantations, où il est assez facile de recruter des mercenaires. Alors que nous, nous avons un modèle différent avec des troupes très fidèles à l’entreprise. Vouloir tout changer c’est un risque, il faut garder des racines puissantes pour grimper le plus haut possible.»

Une chose est sûre: tant que l’incertitude planera sur la gouvernance du groupe Accor, doutes et revendications continueront à s’exprimer.

Source : Le figaro

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.