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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 07:48

salaires

Selon le cabinet Aon Hewitt, les augmentations de salaire devraient stagner à 2,6 % cette année. Les négociations ont parfois abouti à des hausses plus nettes dans les grands groupes. Mais la hausse des prix énergétiques renforce les inquiétudes des salariés sur le pouvoir d'achat.

 Manifestation chez Thales, blocage de la production sur le site Bongrain de Beauzac (Haute-Loire), grève chez Mondadori... La tension était vive ces derniers jours dans certaines entreprises autour des négociations annuelles obligatoires sur les salaires, dont une bonne partie est en passe de s'achever. Et pour cause, dans un contexte où la hausse des prix de l'énergie accentue les inquiétudes sur le pouvoir d'achat, les attentes des salariés sont fortes.

D'ores et déjà, au quatrième trimestre de 2010, les salaires ont évolué à peine plus vite que l'inflation. Selon les résultats définitifs publiés vendredi par la Dares, le salaire mensuel de base (hors primes, gratifications en nature et heures supplémentaires) a augmenté de 1,8 % en moyenne sur un an, ne représentant qu'un gain de salaire de 0,1 point en euros constants. Mais tous les salariés ne sont pas logés à la même enseigne : « Avec une progression plus lente de leur salaire mensuel de base, les employés connaissent une légère perte de pouvoir d'achat de - 0,1 % », constate la Dares.

Pour 2011, certaines grandes entreprises viennent parfois de lâcher du lest. Chez L'Oréal, la hausse générale va être de 4,7 % en incluant les augmentations individuelles. Quant à EDF, l'accord prévoit une hausse de 3,95 % de la masse salariale, après un + 4,4 % déjà spectaculaire il y a un an.

Mais ces exemples cachent une tendance générale plus morose. « Les entreprises ont certes observé des signes de reprise mais préfèrent rester prudentes », constate Ariane de Calbiac, responsable du conseil en rémunération chez Aon Hewitt. « L'avenir restant incertain, les entreprises sont toujours dans une logique de maîtrise des coûts », ajoute Bruno Rocquemont, responsable des enquêtes de rémunération chez Mercer France. Dans un contexte de chômage élevé, les syndicats ne sont pas en position de force pour négocier.

Mesures collectives d'abord

Les salaires vont donc continuer à progresser mais à un taux encore inférieur à celui de 3,3 % constaté en moyenne pendant les dix années qui ont précédé la crise, prévient Aon Hewitt. Et ce pour la troisième année d'affilée. Selon son enquête affinée en décembre auprès de 66 entreprises, les augmentations de salaires fixes (incluant hausses collectives et individuelles) devraient stagner à 2,6 %. De son côté, Mercer France maintient sa prévision d'une progression de 2,5 % en 2011, « ce qui traduit, selon nous, un léger rattrapage par rapport à 2010 (+ 2 %) dans un contexte d'inflation qui reste pour l'heure bien plus contenue qu'avant la crise », précise Bruno Rocquemont. L'Association nationale des DRH table, pour sa part, sur une hausse moyenne de 3 % des budgets de rémunération. Aux augmentations de salaire, « il faut ajouter des primes ponctuelles et uniformes, c'est-à-dire versées à tous les salariés, qui ont tendance à se développer », explique son président, Jean-Christophe Sciberras.

Après des années de rigueur, les entreprises mettent l'accent sur des mesures d'augmentations collectives au détriment des mesures individuelles. « Cela répond à une logique de soutien au pouvoir d'achat de l'ensemble des collaborateurs, mais cela n'améliore pas la motivation des plus performants », pointe Ariane de Calbiac.

En cette période de négociations, les groupes du CAC 40, qui ont doublé leurs profits en 2010, ont certainement moins de mal à faire des gestes salariaux que les PME, dont les marges et l'activité sont encore loin d'avoir retrouvé leur niveau d'avant crise.

 

Les principaux accords signés

Total. Une enveloppe globale d'au moins 3,3 %. L'accord concerne les 17.000 salariés français des branches raffinage-marketing et exploration-production.
L'Oréal. Une hausse générale de 2 %, et de 4,7 % en incluant les augmentations individuelles.
PSA Peugeot Citroën. Une hausse de 3 % de la masse salariale, dont une augmentation générale de 1,7 % pour les ouvriers et employés avec un minimum de 34 euros.
Renault. Un budget de 3 %, dont 1,7 % de hausse générale.
EDF. Une augmentation de 3,95 % de la masse salariale, en incluant les éléments négociés au niveau de la branche.
Banques. La négociation de branche dans le secteur bancaire (qui compte 380.000 salariés) a abouti à un accord assurant une revalorisation des minima de 4 %.

 

Source :Journaliste

FRÉDÉRIC SCHAEFFER, Les Echos

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.