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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 09:07

Le nombre d'inscrits à Pôle emploi le mois dernier a progressé de 36100 en catégorie A, la plus forte progression enregistrée depuis plus deux ans.

Un bond de plus de deux ans en arrière. Il faut remonter à avril 2009, soit en plein cœur de la crise, pour retrouver des chiffres mensuels du chômage aussi catastrophiques. En juillet, le nombre d'inscrits à Pôle emploi en catégorie A a progressé de 36.100, à plus de 2,75 millions. Conséquence, la baisse qu'affichait sur les six premiers de l'année la catégorie «de référence» a de nouveau basculé dans le rouge avec, au compteur, 34 000 chômeurs de plus. La douche est un peu moins glacée pour les entrants en catégorie ABC (inclus les demandeurs d'emploi en activité réduite) dont le nombre a augmenté de 24.300, à près de 4,13 millions. Une maigre consolation puisque cette catégorie compte depuis le début de l'année 82.500 chômeurs supplémentaires.

Aucune classe d'âge n'a été épargnée en juillet, en particulier les jeunes dont le nombre d'inscrits progresse de 1,4 % pour le 3è mois d'affilée en catégorie A alors que le gouvernement met les grands moyens depuis un semestre, via le développement de l'apprentissage ou le renforcement des contrats aidés, pour leur offrir des débouchés. Plus inquiétant, il faut remonter à avril 2010 pour retrouver une dégradation mensuelle aussi importante pour cette classe. Les seniors continuent quant à eux leur descente aux enfers - une seule baisse en 30 mois - avec une progression du nombre d'entrants de 15 % sur un an.

Hausse de la population active

Rien de neuf non plus du côté des chômeurs sans emploi depuis plus d'un an dont la part, dans le nombre total d'inscrits, ne cesse lui aussi d'augmenter pour atteindre 38,1 %, contre moins de 30 % il y a encore deux ans. Dernier indicateur particulièrement alarmant : l'ancienneté moyenne au chômage atteint désormais 453 jours, soit une explosion de 60 jours sur la même période.

Sans s'en servir de paravent, le gouvernement met toutefois en avant la très forte progression de la population active pour expliquer ce renversement de tendance depuis le début de l'année. Selon les dernières prévisions de l'Insee, le nombre d'actifs augmentera en effet de 153 000 en 2011, contre 100 000 escomptés. La «faute» essentiellement à un surcroît inexpliqué de jeunes qui entrent sur le marché du travail. «On recoupe les données pour comprendre d'où ils viennent», avoue une source gouvernementale. «Avec une croissance de l'activité atone au 2è trimestre et une telle progression de la démographie, il est très difficile de faire baisser le chômage», soupire-t-on au ministère du Travail.

Les CDD et l'intérim, variables d'ajustement

La situation est d'autant plus paradoxale que la France a affiché au premier semestre une décrue bienvenue de 30 % du nombre des plans sociaux. Cette bonne nouvelle est toutefois à relativiser car le nombre de ruptures conventionnelles a progressé dans le même temps de 12 %, pour frôler les 140 000, alors que les entrées à Pôle emploi suite à un licenciement économique ont régressé de 13 %. Résultat, on recense aujourd'hui autant de licenciés économiques sur six mois que de ruptures conventionnelles sur un mois !

Autre source d'inquiétude : les entrées à Pôle emploi après des fins de CDD ou de missions d'intérim sont reparties à la hausse au premier semestre : respectivement de 4,5 % et de 18 %. Or ces deux catégories sont devenues les premières variables d'ajustement des entreprises en cas de retournement de l'activité. «Les employeurs préfèrent se séparer de ces salariés plutôt que de leurs CDI», confirme le patron d'une importante société de reclassement qui avoue, sous le sceau de l'anonymat, travailler en secret sur des plans sociaux de grande envergure pour le second semestre 2012, soit après la présidentielle. «Les dirigeants des entreprises concernées ne veulent pas se retrouver au centre de polémique en plein cœur de la campagne, explique-t-il. Alors, en attendant, ils temporisent en multipliant les ruptures conventionnelles et en se séparant en premier de leurs salariés précaires.»

Source: Le figaro

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.