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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 19:38

bresil_rio_de_janeiro_et_ses_alentours_1.jpgPorté par la conjoncture et les grands événements sportifs, le secteur hôtelier explose. Il s'apprête à investir 7,5 milliards de dollars dans la construction de 200 hôtels.

Coup d'envoi pour la privatisation des aéroports brésiliens

Les propriétaires d'hôtel au Brésil se frottent les mains. La bonne santé de l'économie locale a un impact direct sur l'occupation des chambres. Les entreprises multiplient déplacements et conférences, alors que les particuliers dépensent davantage grâce aux gains de pouvoir d'achat. D'autant plus qu'une nouvelle classe moyenne commence à se frayer un chemin sur la voie du tourisme local.

Mais c'est, surtout, la perspective incontournable des grands événements sportifs que le pays va organiser dans les prochaines années qui attire l'attention des investisseurs. Avec deux rendez-vous qui drainent les foules: la Coupe du monde de football, qui aura lieu dans une douzaine de villes en 2014, et les jeux Olympiques de Rio de Janeiro, deux ans plus tard. Il s'agit de rien de moins que des deux plus grands événements sportifs du monde, et ceux qui attirent le plus de spectateurs-visiteurs. A titre de comparaison, l'Afrique du Sud, pays hôte du Mondial 2010, a accueilli environ 300.000 visiteurs étrangers. Et on en attend 1 million pour les JO 2012 à Londres.

Le Brésil accueillera également la Coupe des confédérations de football, un an avant le Mondial, ainsi que le pape Benoît XVI à Rio, dont la visite est annoncée pour les Journées mondiales de la jeunesse en 2013.

Plan d'investissement ambitieux

Contrairement aux stades de football et aux aéroports qui ont pris beaucoup de retard, l'infrastructure hôtelière part déjà sur de bonnes bases. Le plan d'investissement qui vient d'être révélé est ambitieux. Près de 7,5 milliards de dollars en cinq ans, dans le but d'augmenter le nombre de chambres disponibles de 40% dès la Coupe du monde.

«La capacité d'accueil à Rio va doubler», prévoit le président de la Fédération brésilienne des hôtels Alexandro Sampaio, grâce à 23.000 chambres supplémentaires. Il confie que ces investissements seront débloqués grâce à des incitations fiscales concédées par la municipalité.

A l'échelle du pays, la capacité hôtelière doit atteindre près d'un demi-million de chambres en 2014. Au total, ce sont près de 200 nouveaux hôtels qui doivent surgir. Un mouvement porté par la bonne santé du secteur immobilier dans le pays.

Nouveaux consommateurs

Accor, leader sur le marché avec 145 établissements allant du Formule 1 au Sofitel, entend bien transformer l'essai, avec un objectif de 225 établissements d'ici à fin 2015. La plupart des contrats sont déjà signés, affirme le directeur du développement d'Accor Hôtel pour l'Amérique latine, Gilles Gonzalez. Avec un coup d'accélérateur pour la chaîne Ibis, qui devrait passer de 58 à plus de 100 unités.

Le secteur garde un bon élan, après avoir enregistré l'an dernier la meilleure performance de son histoire. Selon une étude du cabinet Jones Lang LaSalle, la moyenne d'occupation des chambres s'est élevée à 68% (72% pour le segment économique), et les recettes par chambre ont augmenté de 17% par rapport à l'année précédente.

La tendance à la croissance se maintient, selon les professionnels du secteur. «On a une forte poussée de la classe moyenne, avec 20 millions de nouveaux entrants au cours des cinq dernières années. Et on prévoit de nouveau un contingent de 20 millions de personnes dans la classe moyenne au cours des cinq prochaines années. Soit en dix ans, 40 millions de nouveaux consommateurs. Pour le secteur de l'hôtellerie, c'est assez extraordinaire!», assure Gilles Gonzalez.

 

Bras de fer autour du Sofitel de Rio 

Sofitel a planté son drapeau en bout de la plage mythique de Copacabana il y a quinze ans. Sur le toit de l'ancien Rio Palace, inauguré par Frank Sinatra. Un site stratégique, à deux pas du quartier chic d'Ipanema. Mais des investisseurs brésiliens souhaitent y déloger les Gaulois d'Accor. Le Brazil Hospitality Group (BHG), division hôtellière du groupe d'investissement GP, affirme avoir racheté l'immeuble pour 80 millions d'euros auprès du propriétaire endetté et au bord de la faillite. BHG ne cache pas sa volonté de prendre la direction de l'hôtel avant la Coupe du monde 2014. Mais Accor défend son «droit de préférence», en cas de faillite du propriétaire. Et l'avocat du groupe français, Marcelo Carpenter, rappelle que le contrat de location de vingt-cinq ans reste en vigueur jusqu'en 2021.

 

Source les Echos :THIERRY OGIER (À SÃO PAULO)

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.