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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 22:11

Invité d’honneur du Gala de la CCIFC à Pékin le 26 novembre, le co-président fondateur du groupe hôtelier Accor et président mondial de l’Union des Français de l’Étranger révèle les clés du succès de son groupe au sein de « l’Empire du Milieu »

le chinese dream de gerard pelisson

Gérard Pélisson à Pékin avec Annick de Kermadec-Bentzmann, Présidente de la CCIFC

ALC : Lorsque vous êtes venu pour la première fois en Chine, imaginiez -vous un jour y ouvrir des hôtels ?

Gérard Pélisson : Je suis venu en Chine pour la première fois il y a à peu près quarante ans et à cette époque, je ne pouvais pas imaginer ce que la Chine deviendrait en si peu de temps. Par son histoire, l’immensité de son territoire et de sa culture c’était évidemment un pays extraordinaire qui devait un jour ou l’autre jouer un rôle éminent sur la planète.
Aujourd’hui effectivement, je ne suis pas bluffé, je suis émerveillé. J’expliquais pendant mon séjour à des collègues qu’en 1960, pour nous jeunes français nous avions « the American dream », on rêvait de l’Amérique ! Aujourd’hui avec les nouvelles technologies de l’information les choses vont beaucoup plus vite qu’à l’époque mais je conçois que l’on puisse avoir « the Chinese dream » et je suis convaincu qu’un jour, la Chine sera le pays le plus important au monde.

... Et vous n'êtes pas le seul à vous y intéresser. Quelle est la spécificité française d’Accor sur ce marché très concurrentiel ?

L’une de nos spécificités Française est d’être très adaptable. Nous sommes le premier opérateur d’hôtels dans le monde : nous gérons beaucoup d’hôtels, certains nous appartiennent mais beaucoup appartiennent à des propriétaires indépendants. Nous gérons ces hôtels et dès l’origine, nous avons mis l’accent sur la formation des gens, le professionnalisme. Il y a quarante ans, l’hôtellerie c’était des petits métiers que l’on faisait avec des bouts de ficelle avec des personnes qui n’avaient pas une formation importante, qui apprenaient sur le tas. Aujourd’hui, avec vingt Académies Accor à travers le monde, dans toutes les langues, en anglais, en portugais, en espagnol, en arabe et, bien entendu, en chinois, nous avons cette autre spécificité d’avoir je pense les meilleures formations. Et puis l’art de vivre et le raffinement français dans le haut de gamme font partie de notre culture ce qui constitue un atout supplémentaire nous permettant de faire jeu égal avec les trois ou quatre grands groupes mondiaux anglo-saxons.

Ce qui vous laisse un peu de temps libre pour vous occuper de l’UFE. Avez- vous les mêmes motivations à défendre les intérêts des Français de l’étranger qu’à faire d’Accor l’un des premier groupe hôtelier mondial ?

Mes motivations sont un peu différentes, l’énergie et l’intérêt pour les individus sont les mêmes ! Pendant quarante ans, j’ai sillonné le monde plusieurs fois par an. Lorsque le groupe était tout jeune et que nous nous installions dans un pays, je me rendais à l’ambassade de France pour me renseigner sur les sociétés et les personnes installées qu’il fallait que je rencontre. Très souvent dans les pays, nos hôtels étaient un peu des annexes de l’ambassade de France ! Il y a quelques années lorsque l’on m’a proposé de devenir administrateur de l’Union des Français de l’Étranger, je connaissais bien ces Français, ambassadeurs extraordinaires de la France à l’étranger qui, au quotidien, contribuent à son rayonnement économique et culturel. Je suis devenu ensuite président de l’association qui regroupe aujourd’hui nos compatriotes à travers 170 représentations dans le monde.
Je m’attache à ce que les Français de l’étranger, soient bien reconnus en France et gardent un lien avec les français de métropole en défendant leurs intérêts à tous les niveaux.

Cet altruisme qui n’est pas courant chez les grands capitaines d’industrie, est-il un trait de votre personnalité ?

C’est évident ! Je ne suis pas un très grand capitaliste mais j’ai quand même réussi raisonnablement. La vie ne m’a pas pourri mais m’a beaucoup gâté, j’ai eu une vie formidable. Je considère que m’occuper plus que bénévolement de mes compatriotes qui contribuent au rayonnement de la France dans le monde, ce n’est même pas un devoir, c’est un plaisir. Et puis j’ai les moyens de le faire. J’arrive à un certain âge et j’espère avoir encore quelques années à vivre. Autant que je fasse quelque chose d’utile, je ne vais pas rester au coin du feu à regarder la télévision ! Je continue à m’intéresser au Groupe Accor, je m’intéresse aux Français de l’étranger et à un certain nombre d’autres choses. C’est ma vie et je suis toujours aussi passionné qu’il y a cinquante ans !

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.