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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 16:35

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La nouvelle équipe dirigeante d’Accor : Yann Caillère, directeur général, Philippe Citerne, président du conseil, et Sébastien Bazin, vice-président du conseil et patron Europe de Colony Capital. - Photo Eric Piermont/AFP

Si le nouveau directeur général du groupe hôtelier, Yann Caillère, a été reçu à sa demande mardi par la ministre de l’Artisanat, du Commerce, et du Tourisme, Sylvia Pinel, le gouvernement n’en est pas moins attentif quant au sort d’Accor.

Si la puissance publique n’a pas interféré - en dépit de diverses sollicitations - dans le bras de fer entre l’ex-PDG d’Accor, Denis Hennequin, et l’actionnaire principal, le duo réunissant les sociétés d’investissement Colony Capital et Eurazeo, le gouvernement n’en continue pas moins de suivre de près la situation du groupe hôtelier.

« L’entreprise est importante pour l’image de la France », observait ainsi mardi soir le cabinet de la ministre de l’Artisanat, du Commerce, et du Tourisme, citant mot pour mot Sylvia Pinel, peu après une rencontre entre cette dernière et le nouveau directeur général d’Accor, Yann Caillère. Ce rendez-vous a été pris « à la demande » du patron opérationnel du groupe hôtelier, nommé le 23 avril à la suite de la mise à l’écart de Denis Hennequin , a tenu à préciser le cabinet de Sylvia Pinel. Au cours de la réunion, la ministre, « engagée dans la bataille de l’emploi », a notamment rappelé le rôle d’Accor en la matière, a par ailleurs indiqué son entourage.

A entendre une autre source gouvernementale, le groupe hôtelier serait même carrément stratégique pour les pouvoirs publics. « Le gouvernement a conscience de l’importance du tourisme qui représente notamment 8% du PIB et près de 1 million d’emplois. En outre, c’est l’un des rares secteurs encore fortement créateurs d’emplois. Or, Accor est le champion français de l’hôtellerie et l’un des leaders mondiaux de son secteur », résume cette source gouvernementale. Un champion dont les syndicats d’Accor redoutent le démantèlement. Signe des temps, Yann Caillère aurait d’ailleurs profité de sa rencontre avec Sylvia Pinel pour calmer le jeu…

Sollicitations au plus haut niveau

De fait, Denis Hennequin, tout comme les co-fondateurs du groupe hôtelier, Paul Dubrule et Gérard Pélisson, ont vainement sollicité une intervention publique. Concrètement, une éventuelle montée au capital du Fonds Stratégique d’Investissement (FSI), qui détenait encore il y a quelque mois près de 5% du capital d’Accor et un peu plus de 7% des droits de vote, aurait permis de contrebalancer l’influence du duo Colony-Eurazeo (ils contrôlent ensemble 21,42% du capital et 30,08% des droits de vote au 31 décembre dernier) avec l’hypothétique obtention d’un poste d’administrateur.

Les deux co-fondateurs ont notamment saisi le président de la République, François Hollande. De son côté, Denis Hennequin a rencontré le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le vendredi 19 avril, soit quatre jours avant le conseil d’administration au cours duquel il a été mis fin à son mandat à l’unanimité des membres du conseil, en raison de ses « réserves ».

Le conseil d’administration d’Accor, qui a par ailleurs porté à sa présidence Philippe Citerne, jusqu’alors vice-président, et nommé en tant que directeur général Yann Caillère, jusqu’alors directeur général délégué en charge des opérations Monde, n’en a pas moins semé le trouble. A 48 heures de l’assemblée générale de l’entreprise, le conseil a, il est vrai, souligné que la stratégie de la société « est la bonne et restera inchangée ». En outre, il a « salué les actions engagées par Denis Hennequin depuis plus de deux ans ». Résultat, l’assemblée du 25 avril a été animée , plusieurs participants réclamant en vain des éclaircissements sur l’éviction de Denis Hennequin

 

 

 

Écrit par Christophe PALIERSE

Les Echos

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.