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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 17:44

Le groupe Accor écarté du Togo en raison d'un litige avec Lomé

Crédit photo © Reuters

DAKAR/LOME (Reuters) - La justice togolaise a ordonné l'expulsion d'Accor de l'hôtel Mercure de Lomé, sous peine d'une amende de 500 millions de francs CFA (762.000 euros) par jour de retard, a annoncé le groupe hôtelier dimanche.

"La décision prise est exécutoire par provision et en conséquence, Accor n'a d'autre choix que de cesser immédiatement l'exploitation de l'hôtel", explique-t-il dans un communiqué, en référence à un jugement rendu vendredi par le président du tribunal de première instance de Lomé.

Cette décision judiciaire intervient après des mois de conflit judiciaire entre les deux parties sur le renouvellement du bail avec l'Etat pour l'exploitation de l'hôtel Mercure Sarakawa, sur la plage de Lomé, qui compte 206 chambres selon le site internet d'Accor.

Le gouvernement a justifié dans un communiqué l'expulsion d'Accor par un "manquement à ses obligations contractuelles", sans plus de précision.

Accor conteste la compétence du tribunal et la décision rendue, "dont la mise en oeuvre précipitée lui cause un grave préjudice, comme à ses clients, fournisseurs et employés", poursuit le communiqué du groupe français.

Un journaliste de Reuters n'a vu aucun touriste dans l'hôtel, dont l'entrée principale était gardée par la police.

Le gouvernement dit vouloir lancer un appel d'offres pour trouver un nouvel exploitant.

"C'est un très mauvais signal pour les investisseurs étrangers, car Lomé a clairement enfreint le traité de l'OHADA", a déclaré Jean-Georges Betto, associé du cabinet d'avocats parisien Betto Seraglini, qui représente Accor, en référence au traité sur l'harmonisation du droit des affaires en Afrique.

Accor a soumis en mai une demande d'arbitrage à la Chambre de commerce international de Paris après le non renouvellement du bail consenti par l'Etat. Le groupe réclame une indemnisation de 10 millions d'euros, montrent des documents confidentiels.

Ces documents précisent que la décision de ne pas renouveler le bail de 15 ans a été prise par le gouvernement, qui n'était pas satisfait des investissements engagés par Accor.

Le groupe hôtelier déclare dans le dossier y avoir investi en moyenne 5,5 milliards de francs CFA par an et projeter la construction d'un nouvel hôtel Ibis sur le site.

Source: REUTERS

 

(Emma Farge et John Zodzi,; Marc Angrand pour le service français)

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

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Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.