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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 07:44

75 - Paris Mercredi 18 avril 2012, le groupe Accor a signé un accord-cadre de coopération avec le ministère de l'Éducation nationale. Le leader mondial de l'hôtellerie se mobilise pour promouvoir ses métiers, s'associe aux programmes de formation de l'Éducation nationale et développe l'employabilité de ses collaborateurs. Interview exclusive de Christophe Alaux, directeur général de l'Hôtellerie France.
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  Christophe Alaux présente le projet pour l'emploi du groupe Accor

L'Hôtellerie Restauration : Pourquoi avez vous décidé de vous lancer dans cette coopération d'envergure ? 
Christophe Alaux : Depuis plus de dix ans, notre groupe met en place des partenariats avec l'Éducation nationale, accueille 1 500 stagiaires chaque année et prend des initiatives pour accompagner ses salariés. Notre pôle économique a notamment lancé un programme d'apprentissage du français 'Hôtel à la lettre' et vient de délivrer les diplômes de sa deuxième promotion de dix VAE [Validation des acquis de l'expérience, NDLR]. Mais nous avions besoin d'une véritable politique d'envergure qui traduise nos ambitions en matière d'emploi et porte notre promesse employeur. Avec l'arrivée de Denis Hennequin et sa vision pour le développement du groupe, c'était le bon moment pour s'engager dans un programme ambitieux avec, à la clé, des actions concrètes. Le dispositif devait répondre à plusieurs défis : valoriser nos métiers et nos équipes, développer l'employabilité de nos collaborateurs et promouvoir l'escalier professionnel auquel nous croyons, mais aussi nourrir les programmes de formation de l'Education nationale et former les professeurs aux évolutions des compétences du marché de l'hôtellerie. En tant que leader du secteur nous nous devions d'être présents sur ces grands enjeux de l'emploi. Nous avons donc engagé, il y a huit mois, des discussions avec le ministère de l'Éducation nationale. Nous avons réussi à nous mettre d'accord sur des thèmes prioritaires et des actions sur le mode 'donnant donnant'.

Quelles sont les principaux axes de cet accord ?
Sur le terrain de la sécurisation des parcours professionnels, nous nous engageons à mettre en place une centaine de VAE. Cette démarche s'inscrit dans notre accord GPEC [Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, NDLR]. Nous avons donc demandé à nos marques d'identifier leurs besoins et les métiers sur lesquels devaient porter nos efforts en termes de VAE. C'est ainsi que Novotel a choisi d'aider ses chefs de service en hébergement et restauration à l'obtention d'un BTS hébergement et arts de la table. Par ailleurs, nous voulons couvrir tous les niveaux de qualification du CAP au master. La VAE est un puissant levier de motivation et d'évolution de carrière pour nos salariés. Autre ligne de force de notre coopération avec le ministère : renforcer l'attractivité de nos métiers et les actions en faveur de l'orientation et de l'insertion des jeunes. Nous apporterons notre concours à l'élaboration et la mise en oeuvre de supports d'information et d'actions de communication. Pour aller encore plus loin, nous avons noué un partenariat avec 30 classes de lycée et collège. Des journées d'immersion dans nos hôtels y seront organisées. En nous engageant à alimenter le portail national de l'Éducation nationale, notre groupe compte accueillir 3 500 jeunes en stage. Enfin, dernier point fort de notre accord, le rapprochement des entreprises et des écoles. Notamment à travers la formation continue des enseignants. Nous leur ouvrirons nos établissements en développant des stages à leur attention et nous offrons 2 journées de formation sur le revenue management et la distribution à l'Académie Accor à 30 professeurs. Il est essentiel que les nouvelles compétences de l'hôtellerie digitale soient intégrées dans les programmes de formation. C'est en agissant à grande échelle que nous pourrons faire changer les choses. Cet accord de coopération est un premier pas fondateur.

Valérie Meursault

 

Bio express Christophe Alaux
Diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et titulaire d'un DESS de Gestion.
• 1990 : Responsable des relations sociales d'un centre de production chez PSA Peugeot Citroën.
• 1994-1999 consultant chez Accenture
• 1999- 2003 Directeur de l'Organisation et des Ressources Humaines de Continent (Promodès)
• 2003- 2008 Postes à la direction du groupe Carrefour.
• Depuis août 2008 : Directeur Général de l'Hôtellerie France,

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.