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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 11:54

paul dubrule denis hennequin

L'image est belle. Paul Dubrule, premier président en 1967, avec Denis Hennequin, le nouveau PDG du groupe Accor

Photo Edouard Bride

Paul Dubrule montre alors du doigt l'endroit exact où se situait son tout premier bureau du tout premier hôtel de ce qui deviendra le groupe Accor, plus de 500 000 chambres dans le monde, acteur majeur du tourisme de masse. Denis Hennequin, nouveau PDG depuis le 15 janvier, était hier aux sources de la saga, au Novotel de Lesquin, près de Lille, il y a 43 ans. A ÉCOUTER : la réaction du nouveau patron mais aussi l'émotion des deux co-fondateurs, Paul Dubrule et Gérard Pélisson.

Paul Dubrule, quel est votre état d'esprit lorsque vous revenez dans cet hôtel où tout à commencé ?
Gérard Pélisson, quelle est votre plus grande fierté, et avez-vous un regret ?
Denis Hennequin, le Nord, berceau historique d'Accor, cela vous parle ou est-ce du passé ?
Interviews audio réalisées par Jacques Cointat

Le Lyonnais Gérard Pélisson et le Tourquenois Paul Dubrule (qui vit à Genève) avaient invité une assistance choisie à découvrir le dernier ouvrage consacré à leur proverbiale entente pour mettre au monde et faire grandir le leader mondial du tourisme hôtelier en opérateurs et le quatrième en nombre de chambres (1). Une heure plus tôt, hier en fin d'après midi, le Novotel de Lesquin accueillait Denis Hennequin, nommé le 15 janvier à la présidence d'Accor.

Historique

Poignée de mains et amitiés intergénérationnelles entre Paul Dubrule, l'enfant du pays et l'ancien directeur des McDo en Europe, visiblement impressionné par ce rapide retour aux origines, en présence des forgerons de « l'âme » du groupe Accor. Qui ne se privent pas, en passant, d'exprimer leur fond de pensée sur son évolution.

Clin d'oeil de Gérard Pélisson, assis au côté du nouveau président d'Accor : « Moi, je regrette l'entrée en Bourse ». Paul Dubrule appuie sur l'autre côté : « Avant la Bourse, on pouvait faire des coups magnifiques. On était plus acrobates, plus réactifs. Aujourd'hui, c'est beaucoup moins possible avec le CAC 40 ».

« La gouvernance a été mouvementée depuis cinq ans, je regrette la financiarisation de la société », insiste son compère... Denis Hennequin, une réaction ? « Je suis là pour développer les marques, les enseignes et le réseau. Le cours de Bourse suivra ».

En attendant les résultats d'Accor fin février à Paris, le successeur de Gilles Pélisson (neveu de Gérard) prend les rênes à l'entame d'un cycle favorable.

Le marché hôtelier repart. Accor a créé 25 000 chambres en 2010, objectifs atteints, dont 10 000 au dernier trimestre, c'est un record pour le groupe après la terrible année 2009, la pire pour toute la profession depuis 60 ans pour l'organisation mondiale du tourisme (OMT). « La reprise est plus lente que lors des crises précédentes, vers 2002 et il n'y a pas de surcapacités comme en 1993 », explique Paul Dubrule.

« Le marché mondial est tiré par les hôtels économiques de qualité, avec un produit normé et rassurant », ajoute Denis Hennequin. Les mêmes hôtels partout dans le monde. Accor et McDo, même combat ? •

(1) « De Novotel à Accor, le bonheur d'entreprendre », par Jean-Philippe Bozek. Editions Eyrolles, 300 pages, 20 euros.

  http://www.lavoixeco.com/

Par Yannick BOUCHER

 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.