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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 20:16

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Le conseil du groupe a besoin de temps pour choisir son nouveau patron.

 

Yann Callère, à gauche,directeur général, et Philippe Citerne, président du conseil d'administration. - Photo Pascal Sittler/REA

Accor va devoir fonctionner avec sa gouvernance transitoire quelque temps encore. Le remplacement de l'ex-PDG du groupe hôtelier, Denis Hennequin, dont le conseil d'administration a mis fin au mandat le 23 avril dernier, devrait en effet se préciser au plus tôt au cours de l'été.

La réunion du conseil, qui se tiendra ce jeudi et qui devrait être la dernière - sauf urgence - avant celle de la fin août relative aux résultats semestriels, portera, en effet, sur le plan stratégique d'Accor.

A ce titre, le rendez-vous est crucial pour son directeur général, Yann Caillère. Il s'agit in fine d'un « grand oral » pour l'ancien patron des opérations monde qui a été promu le 23 avril dans le cadre de la gouvernance transitoire, la présidence du conseil d'administration ayant été confiée, en parallèle, à Philippe Citerne. Yann Caillère devra en effet être convaincant, pour prétendre à la succession de Denis Hennequin. Un scénario qui implique de désigner un autre président, Philippe Citerne ayant déclaré d'emblée ne vouloir assurer que l'intérim.

Il est fort probable cependant que le processus de succession soit évoqué au cours du conseil de jeudi, même si, au dire de certains, « on en est au tout début ». Le cabinet de chasseur de têtes Egon Zehnder est à pied d'oeuvre et les deux principaux actionnaires d'Accor, Colony Capital et Eurazeo, sont « parfaitement alignés pour avoir une vraie "chasse de têtes" », indique-t-on dans leur entourage. «  On n'a pas le Georges Plassat(le patron de Carrefour, NDLR) de l'hôtellerie, qui s'imposerait d'emblée. Le processus est ouvert », souligne-t-on du côté des deux sociétés d'investissement, où l'on dément par ailleurs « tout différend ».

La rumeur court en effet d'un désaccord entre Sébastien Bazin, le patron Europe de Colony, à qui l'on prête l'envie, non fondée dit-on encore, de prendre la présidence du conseil, et Patrick Sayer, le président du directoire d'Eurazeo, qui milite pour la désignation d'un nouveau PDG. Ce dernier soutiendrait même la candidature du directeur financier de Sanofi, Jérôme Contamine. Un scénario « totalement infondé »,indiquent toutefois des sources concordantes. Jérôme Contamine n'a pas été sollicité et n'est même pas candidat, assure même l'une d'entre elles. Le nom d'Hubert Joly, l'actuel dirigeant de Best Buy et ancien directeur général du groupe Carlson, continue par ailleurs de circuler, mais ce dernier a fort à faire avec le redressement du distributeur américain.

Christophe Palierse

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.