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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 15:09

sapin.jpgLe ministre du travail, Michel Sapin. Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

 

Le ministre du Travail, Michel Sapin, a annoncé ce mardi un «coup de pouce» de 0,6%, en sus d'une revalorisation liée à l'inflation de1,4%. Le dernier «coupe de pouce» datait de 2006.

 

Le gouvernement avait promis une hausse «raisonnable». Le salaire minimum sera finalement revalorisé de 2% au 1er juillet prochain. Le ministre du Travail, Michel Sapin, l'a annoncé ce mardi, à l'issue d'une rencontre avec les partenaires sociaux. «Il est important de prendre en compte, sans attendre, l'aspiration légitime des citoyens dont les salaires sont les plus bas. [...] Mais la situation économique est difficile, c'est une évidence. Il faut donc agir avec mesure», a expliqué le ministre, résumant la difficile équation que le gouvernement avait à résoudre.

La hausse annoncée compense pour partie l'inflation, qui a crû de 1,4% entre novembre 2011 et mai 2012. Elle représente aussi, pour 0,6%, un «coup de pouce» accordé aux plus bas salaires, comme l'avait promis François Hollande lorsqu'il était candidat à l'élection présidentielle. Actuellement fixé à 1398,37 euros bruts mensuels, le smic passera donc à 1.425,67 euros à partir du 1er juillet, soit un gain mensuel de 21,5 euros nets par mois pour un salarié.

 

Mécontentements

Une telle revalorisation en cours d'année est exceptionnelle. Depuis 2010, le salaire minimum est revalorisé tous les 1er janvier, en fonction de l'inflation et de l'évolution du salaire horaire de base ouvrier. Afin de contenir la hausse du coût du travail, la pratique des «coups de pouce» avait été abandonnée sous le mandat de Nicolas Sarkozy. Une attitude que Michel Sapin a jugée ce mardi «dogmatique». Le dernier coup de pouce, de 0,3%, remonte donc à 2006.

En décidant d'accroître le smic de 0,6% en sus de l'inflation, le gouvernement va plus loin que la plupart des gouvernements qui l'ont précédé. Il faut remonter jusqu'en 1997 pour trouver une hausse discrétionnaire d'un montant supérieur. En 1997, le gouvernement socialiste avait accordé un «coup de pouce» au smic de 2,26%. Le contexte économique, cependant, différait sensiblement.

Pris en étau entre son souhait de doper le pouvoir d'achat des plus modestes, et celui de préserver la compétitivité d'entreprises qui affrontent une conjoncture difficile, le gouvernement encourait le risque de mécontenter tout le monde, patronat comme syndicats. Laurence Parisot, cependant, a jugé mardi «limité» l'impact attendu de la mesure sur l'emploi. Les finances publiques pourraient en souffrir davantage. Economiste chez BNP Paribas, Dominique Barbet évalue à 600.000 euros environ les dépenses induites au second semestre par le coup de pouce, via les allègements de charges accordés sur la base du smic.

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.