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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 17:16

Jean Dalaudière: “J’ai instauré un dialogue réel avec notre franchiseur.
À l’heure où la Fédération des franchisés d’Accor se met en place, Jean Dalaudière, qui a représenté les franchisés du groupe depuis 2005, donne son point de vue sur l’avenir de la nouvelle structure.

dalaudiere

Pour Jean Dalaudière, la Fédération des franchisés Accor doit être “une force de proposition, une cellule de réflexion et d’alerte pour le franchiseur”.

L’Hôtellerie Restauration :

Comment vivez-vous l’évolution actuelle de la franchise chez Accor ?

Jean Dalaudière : Les franchisés ont senti le changement avec la transformation du monde hôtelier et l’évolution dans la gouvernance Accor, notamment avec la montée en puissance des fonds d’investissements Colony Capital et Eurazeo, qui représentent 30 % du capital du groupe. Auparavant, nous avions face à nous une myriade d’actionnaires et des interlocuteurs solides comme la Caisse des dépôts, cofondatrice du groupe, et des banques, la Société générale entre autres. En 2006 ou 2007, le paysage financier s’est tout à coup transformé. Nous avons pris conscience, dès 2008, que les franchisés allaient avoir davantage d’importance au sein du groupe, d’autant plus que la volonté sous-jacente d’Accor était de s’impliquer dans ce type de management. Face à ces nouveaux actionnaires et à un franchiseur qui devenait plus fort et plus technicien, il nous fallait une organisation cohérente et efficace, et nos associations par marques ne faisaient plus le poids.
 

Comment la transition s’est-elle faite ?
Nous avons d’abord travaillé en concertation avec les quatre représentants des associations des marques phare : Novotel Mercure, ibis et Etap Hotel. Nous avons confronté nos expériences avec celles d’autres associations de franchisés, notamment dans la restauration, pour comprendre leur fonctionnement. Nous avons aussi rencontré des franchisés d’autres secteurs d’activité pour élargir le champ de notre réflexion, et nous avons fait intervenir des avocats spécialisés pour définir notre projet.
C’est le statut de fédération qui l’a emporté, car il s’avérait plus pertinent, compte tenu de la structure du groupe. Nous avons étudié la représentativité de chaque marque au sein de la fédération et calculé le poids de chacune en fonction du chiffre d’affaires, du nombre de chambres et du nombre d’hôtels. Nous sommes arrivés à 12 représentants. Le 30 juin 2010, nous avons finalisé les statuts qui ont été présentés lors des assemblées générales des marques, et en particulier lors de la convention d’Amsterdam, le 10 novembre, afin d’avoir l’assentiment des franchisés de toutes les marques. Depuis le 7 décembre, j’ai quitté mes fonctions, et je suis devenu président honoraire de cette nouvelle structure.
 

Quelles sont les grandes dates que vous retiendrez de vos précédentes mandatures ?
1997-1998 : le semi-départ des fondateurs et l’arrivée de Jean-Marc Espalioux . En 2005, le départ tourmenté de Jean-Marc Espalioux et l’arrivée de Gilles Pélisson. Puis en 2007 et 2008, l’arrivée des fonds de pension Colony Capital et Eurazeo. Enfin, en décembre 2010, l’arrivée de Denis Hennequin. La prochaine grande date sera peut-être la sortie des fonds de pension. À noter également les années 1992-1994, qui ont marqué l’avènement de l’hôtellerie économique avec la création d’Etap, le relookage d’ibis et l’arrivée à maturité des hôtels Formule 1 [aujourd’hui HotelF1, NDLR].

Quel bilan faîtes-vous de vos années à la tête de l’Association des franchisés Accor ?
Nous avons assuré une certaine cohésion entre les équipes et en renforcé les échanges entre franchisés, que ce soit au sein de leurs marques, entre plusieurs marques et de pays à pays. Les franchisés ont ainsi appris à se connaître, à échanger et à faire des affaires entre eux. J’ai instauré un dialogue réel avec notre franchiseur. Dans toutes les commissions, un membre du groupe était représenté. Et tout a été réalisé dans la plus parfaite transparence.

La création de la Fédération des franchisés Accor est-elle une évolution de l’ancienne structure ?
Aujourd’hui, un certain nombre de franchisés sont des ‘fils de’ qui ont remplacé leur père à la tête des hôtels. Or, cette nouvelle génération de n’a pas forcément la même culture que les anciens. Il fallait donc une autre forme d’organisation.

Que pensez-vous de l’organisation de la nouvelle structure ?
Elle est l’aboutissement de nos travaux, donc je l’approuve totalement. Elle a toute sa justification, à condition qu’elle ne se présente pas comme un syndicat mais plutôt comme une force de proposition, une cellule de réflexion et d’alerte pour le franchiseur. Il est essentiel que chaque association puisse garder son indépendance avec des sujets par marques. Seules les thématiques transversales doivent être étudiées au sein de la Fédération. Accor est un franchiseur très fort, nous devons représenter une force équilibrée et harmonieuse face à lui.

Regrettez-vous de n’avoir pas mené à bien certaines actions ?

Absolument pas. J’ai vécu des moments passionnants avec des interlocuteurs prestigieux. Nos relations étaient transparentes et franches. Aujourd’hui, il fallait une plus grosse structure. J’ai toujours trouvé chez Accor concertation et dialogue avec un franchiseur qui a toujours fait ce qu’il envisageait de faire parce qu’il est un opérateur. J’espère que cela continuera ainsi avec la Fédération des franchisés Accor.

 

Propos recueillis par Évelyne de Bast

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.