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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 08:42

 

accor-377482En 2010, Accor n’a pas manqué de leviers pour assurer la croissance de ses résultats.

Le principal moteur de sa récente revalorisation boursière a été sa capacité à revoir régulièrement à la hausse sa prévision de bénéfice. Sur fond de reprise économique, il reste maintenant au nouveau patron du groupe hôtelier à fixer un cap, et à le tenir.

Accor a relevé à deux reprises sa prévision de bénéfice d’exploitation. Par petites touches. Le groupe hôtelier a annoncé mercredi soir viser 440 millions de résultat d’exploitation. Il tire à la fois parti des mesures d’économies engagées sous la présidence de Gilles Pelisson, remercié pourtant par les administrateurs d’Accor en novembre dernier, et de meilleurs conditions d’exploitation – augmentation du RevPAR, du taux d’occupation et des prix (sauf en Amérique du Nord, mais ce n’est visiblement que partie remise).

Le marché a pris acte de ces améliorations continues, avec un cours de Bourse en hausse de 36% sur un an (et +50% sur 6 mois). Accor se traite aujourd’hui sur des multiples de valorisation généreux – P/E2011E et 2012E de 25,5x et 20,4X respectivement (contre une moyenne historique de 20X environ), mais qui restent en ligne avec la croissance attendue de ses résultats en 2011 et 2012 (+28% par an en moyenne selon le consensus IBES).

Pour que le titre poursuive son ascension, le marché attend donc une croissance solide des résultats. Celle-ci devrait s’appuuer sur la reprise du marché hôtelier dans les pays développés, et par la conquête de parts de marché dans les pays émergents. Cette dernière risque cependant de coûter cher au groupe, car tous les géants de l’hôtellerie – Intercontinental, Marriott, Hyatt, Starwood – cherchent eux aussi à prendre position.

Mais Accor devra peut-être trouver d’autres leviers. Dans une étude du 11 janvier, les analystes de Natixis Securities dresse la liste des chantiers qui attendent Denis Hennequin, le nouveau PDG d’Accor. Parmi ces chantiers figurent de nouvelles réductions de coûts (organisation plus efficace, économies sur les frais de siège) ; une nouvelle feuille de route qui soit tenue (Natixis rappelle qu’Accor n’a pas été en mesure d’atteindre son précédent objectif d’une croissance de 35.000-40.000 chambres par an) et qui fasse davantage appel aux formats économes en capitaux (franchise notamment).

Le nouveau patron pourrait également « taper dans le dur » en s’attaquant à des projets ambitieux comme l’immobilier (des actifs dont la valeur pourrait être externalisée, même si ce sujet fait débat), voire le périmètre d’activité du groupe (a-t-il vocation à être présent sur tous les continents et sur tous les formats d’hôtels ?). Reste également la politique des marques, que Natixis considère comme moins efficace que celle des grands concurrents d’Accor (Holiday Inn, Marriott, Hilton…).

Avec un chiffre d’affaires annoncé en hausse de 8,4% à 5,95 milliards d’euros, et un résultat opérationnel prévu à 440 millions d’euros, Accor a servi le hors d’œuvre. Le plat de résistance devrait être servi dans les prochains mois.

BY J, ON JANVIER 19, 2011

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.