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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 06:13

pauvres-exclus-logement-social-L-1.jpgLa « concertation » entre l'Etat et les partenaires sociaux d'Action logement sur les emplois des fonds du 1 % logement s'est soldée fin juillet par un constat de désaccord et, si cette situation n'évolue pas à la rentrée, elle va mettre en péril les aides versées aux organismes d'HLM pour la construction et faire chuter le nombre de logements sociaux construits en France.

Soyons clairs : les organismes d'HLM risquent d'arriver au bout de leur marge de manœuvre pour compenser la baisse régulière des aides. Le cas de 3F le montre et il est intéressant à deux titres : d'abord parce qu'il s'agit du premier bailleur social de France, avec un parc de 190.000 logements, 6.000 logements neufs construits chaque année dont 3.500 en Ile-de-France. Ensuite et surtout, parce que 3F ne peut pas être taxé d'immobilisme : ces dernières années, nous avons constamment fait progresser le nombre de nos logements construits malgré des aides publiques en baisse et nous avons soutenu notre développement par un important programme de ventes aux locataires : un millier de logements HLM vendus annuellement, contre quelques dizaines seulement il y a trois ans encore.

Mais, malgré toutes ces actions, nous arriverons très vite au bout de la logique qui consiste à compenser la baisse des aides par l'optimisation des moyens de production et de gestion, et, une hausse des loyers au-delà des indices étant socialement exclue, nous ne serons plus en mesure de compenser la baisse prévisible des subventions du 1 % logement, qui représentent en moyenne 5 % du prix de revient de nos logements neufs. Chaque « pour cent » de baisse va entraîner la perte de 1.100 logements neufs dans les trois prochaines années par l'augmentation des fonds propres nécessaires à l'équilibre. Soit une baisse de notre production de logements pouvant aller jusqu'à 20 % selon l'ampleur de la diminution des aides, là où nous avions l'objectif d'augmenter fortement la construction, notamment en Ile-de-France, dans les cinq prochaines années.

Par ailleurs, il existe un autre problème, moins évoqué que les retombées des décisions actuelles. C'est le principe même du réexamen par l'Etat tous les trois ans de l'utilisation des fonds du 1 % logement. Leur remise en cause périodique, jointe au désengagement amorcé de l'Etat et des collectivités territoriales, ne permet plus aux bailleurs sociaux de disposer de la visibilité dont ils ont besoin pour planifier leur développement. Trois ans, c'est à peine le temps de la construction d'un programme de logements. Comment, dans un délai aussi limité, se procurer les ressources adéquates, constituer des équipes, acquérir les terrains nécessaires à la construction future, surtout dans des marchés tendus comme le Grand Paris ? Et aucun bailleur ne peut s'engager en blanc si des arbitrages comme ceux qui sont faits actuellement montrent qu'il n'existe pas de stabilité, ni même de prévisibilité des ressources. La situation actuelle, si elle se confirmait, récompenserait l'attentisme dans un secteur d'activité qui a, au contraire, besoin d'ambition et de volontarisme

 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.