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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 12:52

Louvre Hôtels, le 2ème groupe hôtelier après Accor en France, vient de signer une charte imposant à ses sous-traitants le respect de plusieurs normes sociales.

 

C’est une initiative inédite en France pour un groupe de cette envergure ; Louvre Hôtels, qui compte environ 500 établissements dans l’Hexagone (Kyriad, Campanile, Golden Tulip…) va imposer des normes sociales à ses sous-traitants.

Dans la plupart des établissements, les métiers liés au nettoyage sont aujourd’hui sous-traités. Mais désormais, les entreprises sous-traitantes auront l’obligation de payer leurs employés à l’heure et non plus en fonction du nombre de chambres nettoyées. Elles devront également installer des pointeuses électroniques infalsifiables et remettre chaque semaine à leurs salariés un relevé hebdomadaire des horaires effectués. Si ces engagements ne sont pas respectés, les contrats commerciaux entre Louvre Hôtels et ses sous-traitants seront remis en cause.

En 2012, les femmes de chambres et gouvernantes salariées de la société de nettoyage Deca idf, sous-traitant des hôtels Campanile et Première Classe du pont de Suresnes, s’étaient mises en grève avec une partie des salariés en interne. Soutenu par les syndicats, le mouvement avait duré 28 jours. À l’époque, la société Deca idf payait ses salariés à la chambre nettoyée, estimant qu’il était possible de faire 4 ou 4,25 chambres par heure, ce qui entrainait des cadences infernales et des heures supplémentaires non payées.

D’autres avancées obtenues

Les négociations entre Louvre Hôtels et la CGT-HPE et la CFTC-CSFV, syndicats majoritaires et seuls représentatifs dans l’entreprise, prévoient également la fin de la sous-traitance dans 5 hôtels du groupe entre novembre 2014 et octobre 2015. Grâce à ces intégrations, les employées obtiendront de nombreux avantages.

Enfin, ce seront dorénavant la direction de Louvre Hôtels et les syndicats qui interrogeront les salariés mis à dispositions par les sous-traitants quant au choix du lieu où ils souhaitent travailler, évitant ainsi les pressions de l’entreprise sous-traitante.

 

Source : Café-hotels-restaurants.com

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.