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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 23:00
Les vrais palaces veulent être classés hors-concours, face à la valetaille de l’hôtellerie de luxe. Mais d’autres grands établissements, comme ceux du groupe Barrière, s’y refusent.

L'hôtel Majestic, à CannesL'hôtel Majestic, à Cannes© SIPAAutrefois galvaudée, l’expression « vivre dans un palace » sera bientôt sérieusement définie par l’administration. Les candidats à la distinction « palace » avaient jusqu’au 31 décembre minuit pour déposer leur dossier auprès des services du ministère du Tourisme. Certains critères paraissent assez simples, voire basiques. Par exemple : « Le linge de lit est propre et en bon état.  »

Chaque chambre doit être équipée de lumière électrique, d’une poubelle et d’une table qui peut être remplacée par un bureau. Le chauffage est « obligatoire  » et le sèche-cheveux aussi. A 400 € la nuit, mieux vaut le préciser. Les chambres doivent faire au minimum 26 m2, sanitaires compris, pour une personne seule, 30 m2 pour deux personnes. Et surtout, pour être catalogué « palace », il faut aligner 2,2 salariés par chambre tout au long de l’année à Paris. Le ratio tombe à 1,5 en province, où on n’exige pas que l’établissement soit ouvert douze mois sur douze. Ce qui explique la différence.

Au-delà des critères objectifs, c’est l’affect et l’histoire qui font le palace. Un jury de dix personnalités qualifiées parmi lesquelles Gonzague Saint-Bris, le romancier Dominique Fernandez, la journaliste Adélaïde de Clermont-Tonnerre ou l’architecte Jean-Michel Wilmotte, se réunira pour accorder ou refuser l’appellation tant convoitée.

Une appellation qui fait peur en temps de crise

Logiquement, toute l’hôtellerie de grand luxe, qui a bénéficié d’une cinquième étoile il y a deux ans, aurait dû vouloir bénéficier de l’appellation prestigieuse de palace, qui vous installe d’emblée au nirvana. Erreur : certains s’y refusent, comme le groupe Barrière. Et pas forcément de peur de ne pas l’obtenir, comme le susurrent les méchantes langues, nombreuses dans le milieu de l’hôtellerie de luxe. Le groupe avait quatre dossiers prêts à partir. Ceux du Royal (Deauville), du Majestic (Cannes) et de l’Hermitage (La Baule) auraient passé l’examen sans difficultés. Le quatrième, plus problématique, était celui du Fouquet’s Barrière dont l’emplacement est idéal, sur les Champs-Elysées. Mais cet hôtel manquerait, dit-on, de « prestige  ».

Dominique Desseigne a une autre explication. « Pour nos clients, la majorité des hôtels Barrière sont déjà des palaces, affirmait-il au Journal du dimanche : ce label n’est pas une priorité, en temps de crise. La récente classification en 5e étoile nous a déjà valu quelques annulations de conventions et de séminaires. Les entreprises ne veulent pas étaler des dépenses qui pourraient passer pour somptuaires. S’afficher comme palace institutionnalisé créera un risque supplémentaire. Vous voyez, le politiquement correct l’emporte…  »

Pourtant, quand on s’appelle le George V, le Ritz, le Meurice, le Plaza Athénée, Le Crillon, ou l’Hôtel du Palais à Biarritz, il n’est pas envisageable de ne pas être classé palace. « Il est absolument vital de faire une différence entre un 5 étoiles et un palace, qui intègre une notion historique et patrimoniale absolument essentielle, explique François Delahaye, directeur général de Dorchester Collection qui regroupe les hôtels du sultan de Bruneï, dont le Meurice et le Plaza à Paris : quand des clients chinois, brésiliens ou russes cherchent le meilleur de l’hôtellerie en France, ils ont aujourd’hui une centaine d’hôtels 5 étoiles. Il fallait trouver un moyen de distinguer les grands établissements prestigieux. La notion de palace nous permettra de nous distinguer  ».

Une catégorie galvaudée

Directeur général du Palais, à Biarritz, Jean-Louis Leimbacher, est plus explicite : « La catégorie 5 étoiles a été créée en dépit du bon sens. Apparue très récemment, elle a été galvaudée. Il a donc fallu créer une nouvelle classe au-dessus pour faire la différence entre les hôtels qui se contentaient de respecter les critères techniques et ceux qui avaient un véritable plus, un passé prestigieux, car le client est parfaitement capable de faire la différence entre un hôtel de grande qualité et un palace.  »

Une pierre dans le jardin d’Accor, groupe français de dimension mondiale. Quand la catégorie 5 étoiles est apparue, il y a deux ans, Accor y a fait rentrer ses Sofitel. Résultat, une liste de 98 établissements de luxe dans laquelle se côtoient le Sofitel Marseille - Le Vieux-Port et le Negresco de Nice, le Sofitel Lyon-Bellecour et le Royal Evian. Cette fois, Yann Caillère, directeur général délégué de Sofitel, n’a pas déposé de dossier, même s’il ne renonce pas à l’idée d’intégrer des palaces. La marque dédiée, Sofitel Legend, ne compte actuellement que quelques adresses à l’étranger comme le Metropole d’Hanoï (Vietnam) ou la Old Cataract d’Assouan (Egypte). En France, Accor cherche, mais « pas à n’importe quel prix  ».

Source : France Soir

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.