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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 20:12

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Sébastien Bazin, directeur général pour l'Europe du fonds d'investissement Colony Capital, jeudi dernierà la piscine Molitor. Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/LE FIGARO

 

Laissé en friche durant 22 ans, ce lieu mythique va rouvrir en 2014. Il abritera une piscine publique et un hôtel 4 étoiles autour du bassin d'été. 

 

On n'y croyait plus. Mais cette fois-ci, c'est parti. Les travaux de la piscine Molitor, amarrée dans le XVIe à deux pas de Roland-Garros et des serres d'Auteuil, vont enfin démarrer. « Dans deux semaines, on donne les premiers coups de pioche, assure Sébastien Bazin, patron en Europe du fonds d'investissement Colony Capital, en charge, avec le groupe Accor et Bouygues, de la rénovation des lieux et à qui la Mairie de Paris a concédé en 2008 un bail de 54 ans. Vingt-deux ans après sa fermeture, ce fleuron de l'Art déco et ses deux bassins de 50 et 33 mètres s'apprêtent donc à faire peau neuve pour un coût estimé à «un petit 80 millions d'euros ».

 

D'un côté, une piscine d'hiver accessible au grand public, avec cours d'aquagym et lignes d'eau pour les scolaires. De l'autre, un complexe hôtelier grand luxe de 124 chambres, des salles de séminaires, un restaurant au rez-de-chaussée d'au moins 120 couverts, un solarium sur le toit, un bassin à ciel ouvert très légèrement rétréci ainsi qu'un «centre de santé active», abritant salles de fitness et soins thalasso en sous-sol. «On pourra y accéder sur abonnement ou à la journée, détaille l'homme d'affaires. L'hôtel quatre étoiles sera géré par Accor sous la marque M Gallery, qui s'occupe déjà du Grand Hôtel de Cabourg ou du Baltimore à Paris. Le prix moyen d'une nuit devrait atteindre les 200 € et toutes les chambres donneront sur la piscine. L'hiver, cette dernière sera chauffée. On pourra y piquer une tête, à défaut d'y patiner comme autrefois.» Si la surface au sol demeure inchangée, avec 15.000 m², un anneau en verre contenant les couloirs de l'hôtel viendra toutefois se poser sur le sommet du «Paquebot» comme on surnomme l'endroit. « Cet ajout ne dépassera pas la hauteur de la verrière surplombant le bassin d'hiver, rassure l'architecte mandataire Alain Derbesse, qui travaille sur le projet avec ses homologues Jacques Rougerie et Alain-Charles Perrot. « Nous avons aussi veillé, pour l'hôtel ceinturant la piscine découverte, à conserver la physionomie en gradins qui donne l'impression d'une ouverture vers le ciel.»

 

D'une durée de 29 mois, le chantier qui va débuter par une opération de currage et de désamiantage, s'avère pour le moins délicat. La preuve, il devrait être aussi long que celui du Pentagone français dans le XVe, vaste de 300.000 m². Ainsi, l'un des murs va devoir être «coupé» et doté d'amortisseurs afin d'atténuer les vibrations du métro juste en dessous. «La piscine d'hiver sera entièrement reconstituée», explique Alain Derbesse. Comprendre : le béton armé, les poutres et les dalles du bassin d'hiver et des cabines, étant trop dégradés, il va falloir tout détruire puis tout reconstruire. La façade avenue de la Porte-Molitor ainsi que le bâtiment d'entrée et la Rotonde seront en revanche préservés. «On retrouvera par exemple les vitraux d'origine créés par le maître-verrier Barillet.» De même, une recherche est en cours afin de retrouver la couleur d'origine... enfouie sous 10 couches de peinture.

 

« L'objectif final, c'est de restituer la piscine telle qu'elle était à l'origine, en 1929, avec son style années 1930, sans pour autant gommer l'esprit Street Art qui a imprimé sa marque ici ces deux dernières décennies, confie Sébastien Bazin. On invitera sans doute certains artistes à revenir.»

 

 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.