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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 22:38
gilles-pelisson-accor large Une page se tourne dans le monde patronal. Georges Drouin, 74 ans, qui préside le Groupement des professions de services (GPS) depuis sa création en 2003, passe le relais lundi 7 mars en fin d’après-midi. Sauf imprévu, c’est Gilles Pélisson, 53 ans, ancien PDG du groupe Accor et neveu du co-fondateur de cette entreprise, qui devrait le remplacer. Cinq autres personnes ont présenté leur candidature, dont Françoise Gri, 53 ans, présidente de Manpower France et Europe du Sud. La feuille de route du nouveau patron du GPS est toute tracée : faire entendre davantage la voix des services - qui représentent 47 % de la valeur ajoutée de la nation - dans un pays qui conserve une certaine nostalgie de l’agriculture et de l’industrie.

Le patronat des services s’est structuré progressivement depuis la fin des années 1970. En 1978, Pierre Bellon, fondateur de Sodexo, figure historique et rénovateur du patronat, avait créé le Comité de liaisons des professions de services (CLS), déplorant que le CNPF fût essentiellement structuré autour de l’industrie et du BTP. Il le présida jusqu’en 1989, date à laquelle Georges Drouin prit sa succession. En 2003, le comité de liaisons est devenu le GPS, une structure  constituée en dehors du Medef et faisant le pendant, pour les services, du Groupe des fédérations industrielles (GFI).  

Le GPS, dont la fédération du commerce et de la distribution (FCD) ne fait pas partie, estime représenter 1,2 million d’entreprises affiliées à des fédérations variées et appartenant à différents secteurs d’activité : les services aux entreprises, les services aux particuliers employeurs, le conseil, les banques et les assurances, le transport et la logitisque, les entreprises de propreté, les services aux collectivités locales. Certaines grandes entreprises (Véolia, Accor, Accenture, Sodexo, et depuis peu La Poste et France Telecom) ainsi que tous les grands groupes du travail temporaire sont des adhérents directs du groupement.

La réforme du CNPF en 1998 et sa transformation en Medef se sont accompagnées de règles financières nouvelles, qui ont donné plus de sièges et plus de poids aux services. ”Nos professions se sont engagées sur le plan financier et en participant activement aux travaux du Medef. Nous avons largement contribué à l’élection de Laurence Parisot. Nous nous intéressons de plus en plus à l’interprofessionnel”, observe  M. Drouin en soulignant le nombre de présidences de commmissions patronales détenues par des hommes ou des femmes venues de services, comme Pierre Nanterme  ou Benoît Roger-Vasselin.

Premier créateur d’emplois et premier employeur de France, les services sont aussi les premiers contributeurs du Medef. Ils y militent en faveur de la baisse des prélèvements obligatoires pesant sur les entreprises et d’une plus grande distance à l’égard du paritarisme. M. Drouin devrait quitter le bureau du Medef. Il a d’autres mandats : au comité financier, au comité des mandats et au conseil exécutif. Il pourrait les conserver pendant un certain laps de temps.  

 

Source :Blog Le Monde

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.