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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 09:41

DECRYPTAGE Aux commandes depuis 1996, le président du directoire, Patrick Scicard, était en conflit ouvert avec son nouvel actionnaire.

scicard.jpg

Patrick Scicard (au centre) avait été mis aux commandes du prestigieux traiteur par Gaston Lenôtre lui-même en 1996. (SIPA)

 

Patrick Scicard, président du directoire de Lenôtre quitte son poste. Officiellement, selon le groupe Sodexo, qui a racheté la prestigieuse marque de traiteur au groupe Accor l’année dernière, le dirigeant souhaite poursuivre sa carrière à un poste plus important au sein d’un groupe de luxe et il compte réaliser des projets personnels.

La réalité est légèrement différente, Patrick Scicard, qui avait été choisi en 1996, par le fondateur Gaston Lenôtre lui-même (décédé en 2009) et par l’actionnaire de l’époque Paul Dubrule, pour redresser le groupe, était en conflit depuis plusieurs mois avec son nouvel actionnaire Sodexo et plus précisément encore, la patronne de la branche prestige de Sodexo : Nathalie Szabo, fille de Pierre Bellon, le fondateur et principal actionnaire du géant mondial de la restauration collective.

Un patron habitué à gérer librement son entreprise 

Lorsque le groupe Accor avait décidé de mettre en vente Lenôtre en 2010, Patrick Scicard lui-même avait réuni un groupe d’investisseurs et s’était assuré de l’appui des banques pour racheter ce fleuron de la gastronomie française qu’il avait redressé et renforcé, en rachetant en 2000, les magasins traiteur du groupe Flo.

Mais c’est finalement Sodexo qui avait remporté l’affaire parmi une trentaine d’offres différentes, en payant rubis sur l’ongle près de 70 millions d’euros pour une entreprise réalisant 110 millions de chiffre d’affaires et comptant 500 salariés. Lenôtre possède deux restaurants de prestige à Paris : le pavillon Elysée Lenôtre et le Pré Catelan, ainsi qu’un laboratoire central à Plaisir et une prestigieuse école de pâtisserie ainsi qu’une dizaine de boutiques en France et au moins autant à l’étranger en franchise.

Depuis plusieurs mois, Patrick Scicard, expert des relations publiques, connu du tout Paris, ancien directeur du Martinez et du Lutetia et heureux lauréat du Prix de l’excellence française en décembre dernier, supportait très mal de devoir rendre des comptes à la présidente de Sodexo Prestige, alors qu’il avait l’habitude de gérer son groupe de façon totalement autonome depuis presque vingt ans. De source interne, il se dit que les divergences portaient sur l’avenir des boutiques parisiennes et l’utilisation de la marque par le groupe Sodexo dans ses développements à l’étranger.

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Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.