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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 13:10

 pax Querry

Ancien patron de l’antigang, René-Georges Querry, a été directeur du service de sécurité du groupe Accor de juin 2003 à septembre 2011. À 65 ans, il est aujourd’hui directeur des opérations Autolib’ chez Bolloré.

 

 

Comment réagissez-vous à ces nouvelles révélations qui relancent la piste du complot?
Avec sérénité. Ce qui est diffusé par la presse américaine, je l’ignorais totalement! Je découvre aujourd’hui de nouvelles révélations d’une presse qui n’est plus à une erreur près dans ce dossier. Cela ne change rien pour moi, ni pour le groupe Accor. J’ai la conscience parfaitement tranquille. Quand aux sous-entendus me concernant, et ceux relatifs à mon amitié avec Ange Mancini, coordinateur du renseignement français, ils relèvent de la diffamation. Qu’il y ait des zones d’ombre dans cette affaire, c’est une chose, mais pour ma part, je le dis fermement : la thèse rocambolesque du complot m’est totalement étrangère. Et le groupe Accor se serait volontiers passé d’une telle "publicité".

Êtes-vous intervenu directement pour autoriser la direction du Sofitel Manhattan à prévenir la police, après qu’elle ait recueilli le témoignage de Nafissatou Diallo?
Jamais. Je ne suis jamais intervenu, pas plus qu’un membre de l’état-major parisien du groupe. La décision a été prise à New York par le directeur du Sofitel. Ce n’est qu’ensuite, alors que DSK avait été arrêté une heure et demie auparavant, que nous avons été avisés à Paris. J’ai passé la soirée au Stade de France pour la finale de la Coupe. J’ai été alerté ensuite par le directeur de la gestion des risques d’Accor, qui était de permanence, peu avant minuit, heure de Paris. DSK était alors déjà en garde à vue. J’ai appelé instantanément Ange Mancini. Il était stupéfait. Il m’a rappelé cinq minutes plus tard, pour obtenir une confirmation écrite. Je lui ai envoyé le mail, laconique, que le directeur de l’hôtel avait fait parvenir au siège du groupe. Mon rôle s’est limité à deux coups de fil et à l’envoi d’un mail. Un point, c’est tout. La séquence a duré moins d’un quart d’heure. Vouloir, à partir de là, broder une théorie du complot relève du fantasme absolu.

Vous pouvez le prouver?
C’est simple. On cherche à me salir. On laisse entendre qu’il y a eu complot. Arrangement clandestin avec Ange Mancini? Compromission avec l’Élysée? Alors que les avocats de Dominique Strauss-Kahn aillent jusqu’au bout! Qu’ils déposent plainte! S’il y a complot, c’est un crime. Qu’une enquête soit donc ouverte. Le parquet de Paris peut le faire. Cela ne me posera aucun problème, bien au contraire. Moi, je suis prêt à mettre à disposition de la justice tous mes moyens de communication de l’époque : BlackBerry, téléphone portable, fixe, ordinateurs, tout… Tout ce qui permettra de savoir ce que j’ai fait, et surtout ce que je n’ai pas fait avant et à l’heure où a éclaté l’affaire. On verra bien alors si j’ai été en contact avec la mafia américaine, des officines grecques, ou je ne sais quel service français! On verra surtout, avec certitude, que mon rôle s’est limité à prévenir les autorités françaises, alors que DSK était déjà arrêté et gardé à vue dans les locaux de la Sex Crim Unit, qui avait imposé un silence radio dans les premières heures de l’enquête.

Pourquoi avoir prévenu Ange Mancini?
Parce que c’était une évidence. Ange est un ami de longue date, un homme avec lequel j’ai travaillé et en qui j’ai toujours eu entièrement confiance. En raison de ses fonctions, il était le mieux à même, de recueillir une information sensible, et de la faire parvenir au sommet de l’État. C’est lui aussi que j’ai appelé lorsque notre directeur du Novotel d’Abidjan a été enlevé puis sauvagement assassiné. Si je n’avais pas réussi à joindre Ange Mancini, je me serais tourné naturellement vers le ministère de l’Intérieur. Mais que les choses soient claires : il n’y a pas eu la moindre instrumentalisation politique. En revanche j’insiste : je suis un homme libre. Je n’ai rien à cacher, aucune crainte, aucun souci, si ce n’est celui de ne pas laisser salir mon honneur.

 

Frédéric Helbert - Le Journal du Dimanche

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.