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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 01:35

 photo

de Gauche à droite les signataires des Organisations Syndicales de Salariés

 Michel LEGALITE (CGT), Michel JEANPIERRE (CFTC), Denis RAGUET (FGTA FO)

Didier CHASTRUSSE (CFE-CGC), Doudou KONATE (CFDT)

 

Paru dans Liaisons Sociales, N° 15773 du 14/01/2011  

 

Un accord sur les salaires minimaux, dans le cadre de la CCN des hôtels, cafés, restaurants (CCN du 30 avril 1997), est ouvert à la signature des partenaires sociaux jusqu’au 19 janvier. Il est d’ores et déjà signé par deux organisations patronales, le Synhorcat et la Faghit, et par les cinq fédérations syndicales de salariés. Il devrait aussi être signé par l’organisation patronale CPIH, mais pas par l’Umih. Cet accord sera applicable au début du mois suivant son extension.

Le Synhorcat souligne que les engagements pris dans le contrat d’avenir de la profession et l’avenant du 15 décembre 2009 sont respectés. Côté syndical, la CGT estime que la signature de cet accord est un « joli bond en avant », tandis que la FGTA-FO, indique qu’elle sera vigilante quant à son extension rapide. Rappelons que l’accord du 6 octobre 2010 mettant en place un régime professionnel de frais de santé restaurants a été étendu. L’arrêté d’extension est publié au JO du 24 décembre 2010 (v. Bref social n° 15760 du 28 décembre 2010).

 

Nouvelle grille après extension

L’accord a vocation à concerner environ 800 000 salariés. Les partenaires sociaux s’étaient réunis dans le cadre de la clause de rendez-vous de l’avenant du 15 décembre 2009 (v. Bref social n° 15507 du 17 décembre 2009) consacré aux rémunérations, à la reconnaissance des qualifications, à la prévoyance, à la prime liée à la réduction de la TVA et aux jours fériés. Dans cet avenant de 2009, la partie patronale s’engageait à ce que le salaire horaire du premier échelon au premier niveau (pied de la grille conventionnelle) soit au moins égal à 1,01 smic (soit le smic augmenté de 1 %). Pour ce faire, les partenaires sociaux s’engageaient à se réunir afin de « renégocier la grille de salaire conventionnelle à chaqueaugmentation du smic, de valoriser les qualifications des salariés de la branche d’activité et de travailler au maintien des écarts de rémunération ».

C'est dans ce cadre et suite à l’augmentation du smic au 1er janvier 2011 que le nouvel accord revalorise l’ensemble de la grille salariale. Les trois échelons duniveau I passent respectivement à 9,10 € (soit un centime de plus que la stricte application de l’avenant de décembre 2009), 9,17 € et 9,28 €.

 

  

 Niveau I 

 Niveau II 

 Niveau III 

 Niveau IV 

 Niveau V 

 Echelon 1 

9,10 €

9,41 €

9,88 €

10,46 €

12,30 €

 Echelon 2 

9,17 €

9,54 €

9,97 €

10,64 €

14,35 €

 Echelon 3 

9,28 €

8,82 €

10,19 €

-------

17,50 €

 

Accord du 12 Janvier 2011 sur les salaires minimaux dans les Hôtels, Café, Restaurants

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.