Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 10:15

Sébastien Bazin est arrivé à la tête du groupe hôtelier en août 2013.

Arrivé aux manettes fin 2013, le nouveau PDG d’Accor, Sébastien Bazin, a fait du numérique une priorité, notamment en annonçant plus de 200 millions d’euros d’investissement.

Booking, Expedia, Airbnb… Les nouveaux rois de l’Internet sont-ils en train de menacer l’hôtellerie traditionnelle, et donc Accor ?

Nous ne les voyons pas comme des adversaires. Booking et Expedia nous ont amené des millions de clients, notamment des Etats-Unis. Nous sommes le premier client mondial de Booking, et ils continuent de croître avec nous. Mais il est vrai qu’ils sont devenus extrêmement puissants. Cinquante millions de clients et 300 000 destinations rien que pour Booking !

Aucun des grands hôteliers mondiaux ne peut rivaliser dans la distribution digitale. Mais ils ne veulent pas non plus tuer les hôteliers. La question est de définir le coût du service rendu.

On dit qu’ils mangent votre marge bénéficiaire avec leurs commissions…

C’est surtout vrai pour les hôteliers indépendants, qui sont majoritaires en Europe. Quand ces plates-formes sont arrivées, elles sont allées les voir en leur garantissant une hausse de 10 % de la fréquentation de leur établissement en échange d’une commission de 6 %. Les hôtels ont tous applaudi.

Comme le résultat a été spectaculaire, les plates-formes sont revenues en promettant un nouvel accroissement de 30 % contre 12 % de commission et ainsi de suite, jusqu’à ce que la majorité de leurs clients arrivent par ces plates-formes contre une commission dépassant parfois les 20 %. Alors ils étaient dans leurs mains : incapables de recruter eux-mêmes leurs clients avec des frais de commission qui mangent les bénéfices.

Et pourquoi cela ne vous arrive-t-il pas à vous ?

Parce que nous avons un pouvoir de négociation bien plus fort. Je n’ai pas besoin d’eux pour remplir mes 400 hôtels à Paris, mais eux ont besoin de moi. La relation est plus équilibrée. La clé est de négocier des contrats adaptés à notre besoin et de faire la part entre le voulu et le subi. Par exemple, nos hôtels Ibis sont remplis la semaine par la clientèle affaires mais ne le sont pas le week-end. Nous sommes donc contents qu’ils nous apportent de la fréquentation en fin de semaine. C’est le voulu. Le subi, c’est quand nos hôtels sont pleins et que des voyageurs arrivent quand même par l’intermédiaire de Booking ou Expedia.

A ce moment-là, notre tâche va consister à les convaincre de passer directement par nous la prochaine fois. Car, avec notre carte de fidélité, ils bénéficieront de services supplémentaires : une meilleure chambre, un service spécifique, la possibilité de rester plus tard dans la journée… Pour l’instant, ces clients fidèles représentent 25 % de notre chiffre d’affaires. Pour les groupes américains comme Marriot ou Hyatt, c’est 50 % de leur revenu. C’est ce que nous visons.

Vous avez néanmoins annoncé un investissement de 225 millions dans le numérique sur quatre ans. Pour quoi faire ?

D’abord pour investir dans la relation avec le client, avec de nouvelles applications mobiles, plus rapides et fonctionnelles, et avec des logiciels capables de mieux connaître le client, ses souhaits et ses besoins, et maintenir le contact avant et après son passage. Ensuite, pour donner à nos collaborateurs tous les outils numériques qui leur donnent en temps réel l’information dont ils ont besoin et leur permettre  aussi de communiquer entre eux.

Enfin, pour aider nos investisseurs et franchisés à mieux fixer les prix et gérer leur établissement en optimisant le remplissage. Nous procéderons également à des acquisitions de petites start-up technologiques.

N’est-ce pas un peu modeste face à des groupes qui dépensent plus d’un milliard de dollars rien que dans la publicité sur Google ?

Cet investissement ne compte pas le milliard déjà engagé dans notre système d’information et les 300 millions que nous dépensons en marketing chaque année. L’important, pour nous, est de considérer cette rupture comme un accélérateur d’innovation et de nouveaux services. Dans le monde digital, le gagnant prend tout, comme Booking et Expedia, mais pas dans notre monde physique. Il faut juste trouver le bon rythme d’adaptation à cette nouvelle donne

Source: http://www.lemonde.fr/acces

Partager cet article

Repost 0
Published by FO ACCOR
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Syndicat FO Accor
  • Syndicat FO Accor
  • : le blog du syndicat FO au sein du Groupe Accor
  • Contact

NOUS SOMMES TOUS CHARLIE

je-suis-c.png             


Recherche

Découvrez le nouveau site FGTA FO

PiedMail_FGTA-FO4
           
cliquez sur le lien ci-dessus

FORMULAIRE ADHESION

FOAccor

  Si vous souhaitez adhérer à notre Syndicat,
    renvoyez votre formulaire d'adhésion à
  l'adresse ci dessous avec votre réglement à
 l'ordre du

  fleche 058-copie-5Syndicat FO ACCOR
253, Bis rue de Vaugirard
75015 Paris

bateau 015

VISITEURS


compteur visiteurs

Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.