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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 11:57


Dans la matinée, le conseil d'administration du groupe hôtelier devrait faire de l'actuel directeur général du fonds d'investissement Colony Capital son nouveau président. Il aura pour mission d'accélérer la politique asset light et d'assurer une redistribution satisfaisante aux actionnaires. Parallèlement, l'ancien directeur général du n° 1 français de l'hôtellerie a annoncé son départ.
SB CAILLERE

 

Yann Caillère, à gauche, quitte son poste de directeur de directeur général d'Accor. Sébastien Bazin, à droite, devient p.d.g. du groupe.

Il aura fallu attendre le mardi 27 août pour que le groupe Accor sorte de sa période de flottement occasionnée par la démission de Denis Hennequin au mois d'avril dernier. La nomination de Sébastien Bazinau poste de p.-d.g. du groupe Accor renforce le pouvoir des fonds d'investissement Eurazeo et Colony Capital au sein du groupe - à eux deux, ils possèdent 21 % des parts d'Accor et 30 % des droits de vote -, et va enfin leur permettre de concrétiser leur stratégie, et notamment l'accélération de la politique d'asset light, dont l'objectif est la redistribution aux actionnaires. Ils avaient tenté en vain d'imposer cette stratégie auprès des trois derniers présidents d'Accor. Pour n'avoir pas répondu assez vite à ces attentes, tous trois avaient dû céder leur poste : Jean Marc Espalioux en 2006, Gilles Pélisson en 2010 et Denis Hennequin en avril 2013. 

Mieux s'imposer à l'international

On peut néanmoins se demander si cette décision - couplée à l'annonce du départ de Yann Caillère du groupe - est bien celle qui mettra fin au climat anxiogène qui plane sur le groupe depuis le début de l'été. D'importants dossiers attendent en effet le nouveau p.-d.g., comme la suppression de 172 postes au siège, l'attente d'explication de la part des franchisés - toujours fidèles à l'esprit familial du groupe et qui retardaient leurs investissements en attendant d'y voir plus clair - ou la demande d'éclaircissements de la part des partenaires du monde entier.

En revanche, il s'agit bien d'une victoire pour Colony Capital, qui place son directeur général à la tête du premier groupe hôtelier européen. En interne, on n'hésite pas à dire qu'une page de l'histoire du groupe est définitivement tournée, certains estimant que "le groupe a maintenant définitivement perdu une partie de son âme" pour mieux s'imposer dans le paysage hôtelier international.

La tâche ne sera pourtant pas aisée, car le paysage hôtelier mondial est en pleine effervescence. Alors que les groupes hôteliers Marriott ou IHG revendent leurs actifs à tour de bras, certains groupes sont mis en vente ou introduits en bourse avec le même objectif. Ainsi, en est-il du groupe Hilton, dont Blackstone a annoncé l'introduction en bourse pour le deuxième semestre 2014. Toutes ces opportunités n'ont certainement pas échappé au nouveau p.-d.g. d'Accor, spécialiste de l'immobilier, qui pourrait saisir de véritables opportunités dans une hôtellerie mondiale mouvementée. Avec la nomination de Sébastien Bazin, le groupe adopte à 100 % le modèle anglo-saxon, avec une vue sur l'international. Et à la différence de ses prédécesseurs, il ne freinera pas la politique du groupe, puisqu'il en est l'un des instigateurs.

X. S.

 

Sébastien Bazin en dates

Titulaire d'une maîtrise de gestion opération finance obtenue en 1985 et d'une licence de sciences économiques, Sébastien Bazin, 51 ans, rejoint en 1997 Colony Capital SAS dont il devient directeur général pour la France.
Il intègre le conseil d'administration d'Accor en 2005, puis devient actionnaire d'un certain nombre de groupes dans l'hôtellerie et la distribution comme le Groupe Barrière, Buffalo Grill, Carrefour, ANF et Moonscoop. Son expérience à la tête du PSG lui confère une certaine notoriété dans le monde des médias. En août 2013, il quitte donc Colony Capital pour devenir p.-d.g. du groupe Accor

 

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.