Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 08:39

bazin

Sébastien Bazin pdg Accor

 

Remonté, le patron du groupe hôtelier Accor! Sébastien Bazin ne cache pas son courroux. En cause, deux taxes votées mercredi et jeudi par l’Assemblée nationale, qui viendront alourdir les dépenses des touristes en visite en France. La première mesure relève sensiblement la taxe de séjour, plafonnée jusqu’ici à 1,50 euro par personne hébergée : celle-ci passe de 1 à 5 euros pour les hôtels trois étoiles, et de 1,50 à 8 euros pour les 4 et 5 étoiles.  La députée socialiste à l’origine de l’amendement, Sandrine Mazetier, jugeait le plafond actuel "ridiculement bas", notamment par rapport à Bruxelles, Berlin, Rome ou Barcelone. 

La seconde mesure concerne une taxe spécifique à l’Ile-de-France, d’un montant de deux euros par nuitée. Elle est destinée à financer les transports en commun franciliens à hauteur de 140 millions d’euros. Ce vote, clairement soutenu par le président de l’Assemblée Claude Bartolone, a même bénéficié des voix de députés UMP.  Les deux mesures seront examinées par le Sénat début juillet. En attendant, le patron du groupe Accor se réunira dès lundi ou mardi avec les représentants de divers organismes comme l’Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie (UMIH) et Atout France, pour solliciter un rendez-vous auprès de leur ministre de tutelle, Laurent Fabius, titulaire du portefeuille des Affaires étrangères. Et exprimer son "incompréhension".

«Ma colère est un cri d’alarme.»

Quelle est votre position sur ces deux nouvelles taxes?
Je suis très en colère, comme tous les personnels hôteliers. Ces décisions sont iniques, insupportables et dangereuses. Le problème concerne à la fois le fond et la forme : sur le fond, l’impact sur les marges des entreprises et sur la destination touristique France sera très négatif. Sur la forme, nous avons fait confiance au Président de la République, au Premier ministre, au ministre des Affaires étrangères et à la secrétaire d’Etat au Tourisme… Nous étions entendus, à travers le Pacte de responsabilité, pour échanger, travailler conjointement. Nous avons conclu les Assises du Tourisme la semaine dernière après cinq mois de concertation avec les ministres Laurent Fabius et Fleur Pellerin, avec qui nous entretenons de bons rapports et qui ont soutenus notre position sur ces deux taxes. Et voilà qu’elles sont votées dans la nuit, en cachette, sans qu’aucune étude d’impact n’ait été menée, avec le soutien implicite du gouvernement. C’est la double peine, un comportement impensable et déroutant !

Ce sont, pour vous, les taxes de trop?
Plus qu’un coup de canif, c’est la relation de confiance qui est rompue. Il ne s’agit pas tant d’un problème de ministre ou du poids et du rôle de chacun, mais du besoin d’une action cohérente au sein du même gouvernement. Ces deux taxes arrivent au mauvais moment. Nous essayons de construire la France de demain, qui a beaucoup d’atouts et de talents. Je suis prêt à embaucher, à former, à innover et investir… Mais pour cela, j’ai besoin d’un cadre stable dans lequel évoluer. La France est, aujourd’hui, le seul pays au monde qui ne m’offre pas cela ! Il ne faut pas s’étonner que, mois après mois, le chômage augmente. Ma colère est un cri d’alarme.

«Il n’y a aucune "sagesse  des parlementaires".»

Avez-vous chiffré le manque-à-gagner pour votre entreprise induit par ces deux taxes?
La taxe de séjour spécifique de deux euros par nuitée et par personne à Paris et en Ile-de-France équivaut à un manque-à-gagner de 20 millions d’euros par an. Elle a pour but de financer les transports en commun en Ile-de-France : je trouve ahurissant qu’une dépense votée il y a un an et demie trouve son financement seulement aujourd’hui via cette mesure… Pour certains entrepreneurs, 80% de la marge réalisée par leur hôtel va être annihilée. Après la hausse au 1er janvier de la TVA sur l’hôtellerie, c’est de la folie ! Il n’y a aucune "sagesse  des parlementaires", contrairement à ce qu’a affirmé Jean-Paul Huchon. La mise en place de cette taxe sera par ailleurs très compliquée. Les Franciliens en seront exonérés car ils payent déjà la taxe d'habitation en Ile-de-France. Les voyageurs devront donc se munir d’un certificat... Quant au déplafonnement de la taxe de séjour, nous avons là aussi été cueillis par surprise et son coût variera selon les communes. Le manque à gagner pour les hôteliers sera chiffré cette semaine

Source le journal du Dimanche

Partager cet article

Repost 0
Published by FO ACCOR
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Syndicat FO Accor
  • Syndicat FO Accor
  • : le blog du syndicat FO au sein du Groupe Accor
  • Contact

NOUS SOMMES TOUS CHARLIE

je-suis-c.png             


Recherche

Découvrez le nouveau site FGTA FO

PiedMail_FGTA-FO4
           
cliquez sur le lien ci-dessus

FORMULAIRE ADHESION

FOAccor

  Si vous souhaitez adhérer à notre Syndicat,
    renvoyez votre formulaire d'adhésion à
  l'adresse ci dessous avec votre réglement à
 l'ordre du

  fleche 058-copie-5Syndicat FO ACCOR
253, Bis rue de Vaugirard
75015 Paris

bateau 015

VISITEURS


compteur visiteurs

Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.