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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 20:41
arton11112-45f1cUn an après, Edenred est le grand gagnant de la scission d'Accor

Depuis sa mise en Bourse en juillet 2010, l'action du groupe de titres-restaurants a gagné 57 %. Celle de son ancienne maison mère a stagné

Un peu plus d’un an après sa scission du groupe Accor, Edenred et les actionnaires toujours présents au capital du numéro un mondial des titres-restaurants apparaissent comme les grands gagnants de l’opération. Mise en Bourse le 2 juillet 2010, à un cours de référence de 11,4 euros, l’action Edenred valait hier 17,4 euros, soit une progression de 57% en 14 mois. Sa capitalisation a gagné plus de 1,4 milliard d’euros pour monter à 4,04 milliards. Dans le même temps, celle d’Accor a stagné à 5,38 milliards. Et pourtant, depuis l'an dernier, les performances opérationnelles et financières du groupe hôtelier se sont améliorées (L’Agefi Quotidien du 25 août), dans des proportions plus importantes que celles d’Edenred.

Le groupe de services aux entreprises a profité de plusieurs éléments favorables. D’une part, un modèle économique fortement générateur de cash. Au premier semestre 2011, Edenred a dégagé une marge brute d’autofinancement de 119 millions d’euros, soit un quart de son chiffre d’affaires. Le taux de transformation des revenus d’Accor en marge brute d’autofinancement s’élevait à la même époque à 11%. D’autre part, le groupe de titres-restaurants est beaucoup plus implanté dans les pays émergents, où il a augmenté ses revenus de 11% au premier semestre. Ensuite, compte tenu de son modèle économe en capitaux, Edenred pourrait dans les prochains mois accroître son taux de redistribution des bénéfices. Enfin, et c'est le résultat de toutes ces qualités, l’action Edenred fait régulièrement l’objet de rumeur d’OPA, notamment de la part d’un fonds d’investissement.

Si la scission d’Edenred n’a pas contribué à revaloriser Accor, elle a en revanche profité aux actionnaires du groupe hôtelier qui ont conservé leurs titres. Le Fonds stratégique d’investissement (FSI) a cédé ses 6,8% quelques semaines après la scission au cours de 15,39 euros pièce, passant à côté d'environ 50 millions d'euros. South Eastern Asset Management a lui attendu un an pour vendre son bloc de 8% à 20,30 euros par action. Le duo Colony Capital-Eurazeo, à la tête de 27,38% du capital d’Edenred, n’a toujours pas vendu de titres depuis la scission alors qu’une partie de sa participation (5,9%) n’est pas concernée par l’accord de conservation ouvert jusqu’en janvier 2012. Au cours actuel, le bloc de 27,38% vaut un peu plus de 1,1 milliard d’euros

 

Source : AGEFI

Par Olivier Pinaud

 

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.