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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 11:57

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Le 24 juin, après avoir entendu son ami, le colonel Thierry Bourret, patron de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp), disserter sur France info à propos du dopage sur le Tour de France, M. Graff lui envoie ce message douteux : "Au Sofitel NY, nous avons réussi à 'faire tomber' DSK. Nous espérons que l'Oclaesp arrivera à faire tomber quelques cyclistes tricheurs cet été."

COUP DE FIL D'UN JOURNALISTE

M. Graff a beau expliquer aujourd'hui qu'il s'agissait d'une "plaisanterie", l'affaire va très vite lui échapper dans la mesure où il avait envoyé une copie à 18 autres destinataires, pour la plupart membres du ministère de l'intérieur. Effet boomerang assuré lorsque le directeur de la gestion des risques reçoit le coup de fil d'un journaliste lui demandant de préciser ce qu'il a voulu dire au travers de son mail.

M. Graff prend alors conscience de sa bévue et décide enfin d'alerter la direction du groupe. Sans doute trop tard. D'autant que le directeur de la gestion des risques aggrave son cas dans l'édition de l'hebdomadaire Le Point du 21 juillet. L'homme revient sur l'affaire DSK en affirmant, cette fois très sérieusement : "Il y a eu un loupé incompréhensible, j'aurais dû être prévenu beaucoup plus tôt. C'est par mail que j'ai appris la nouvelle du directeur du Sofitel NY", précise-t-il. René-Georges Querry, responsable depuis 2003 de la sécurité au sein du groupe Accor, affirme avoir prévenu l'Elysée à 23 h 45, soit quatre heures après que le Sofitel ait alerté la police new yorkaise.

Plaisanterie douteuse dans un premier temps, commentaires a posteriori sur l'affaire dans un second : pour Denis Hennequin, le patron d'Accor, c'en est trop. "M. Graff est tenu dans le cadre de ses fonctions à un devoir de réserve, qu'il ne s'est pas appliqué à lui-même", commente-t-on chez Accor. Le groupe a donc "décidé d'engager une procédure de sanction disciplinaire à l'encontre de Monsieur Graff". L'homme a été convoqué mercredi 27 juillet par la direction, qui, pour le moment, ne précise pas la nature des sanctions qui pourraient être prises à son encontre.

pour Le Monde.fr

Stéphane Lauer

 

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


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Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.