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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 15:22

SBASTI 1

Sébastien BAZIN PDG Accor    

Sébastien Bazin, le nouveau PDG du groupe hôtelier, s'est doté d'un comité exécutif collant au terrain. Il témoigne aussi de ses orientations stratégiques.

 

Un terrain familier, un saut dans l'inconnu : c'est l'apparent paradoxe du nouveau PDG d'Accor, Sébastien Bazin. A n'en pas douter, l'ancien directeur général Europe de Colony Capital est l'un des plus fins experts du champion français de l'hôtellerie, à la tête duquel il a été porté le 27 août 2013. Sa nomination n'en constitue pas moins un sacré défi pour l'impétrant, administrateur d'Accor depuis 2005. Sans transition, Sébastien Bazin a, en effet, troqué son costume de chef d'une équipe de financiers-investisseurs pour celui de patron d'un groupe présent dans 92 pays et comptant plus de 160.000 collaborateurs, dont le plus grand nombre au contact de la clientèle. Eu égard à ce grand écart en matière de management, la composition de son état-major, quasiment finalisée, et son animation méritent donc, à plus d'un titre, que l'on s'y attarde. Et les enseignements ne manquent pas.

Sébastien Bazin, qui souligne avoir agi « à la lecture des demandes du terrain » - il s'est imposé une phase initiale d'immersion complète de trois mois -, a de facto fait table rase du passé. Du comité exécutif (comex) de son prédécesseur, Denis Hennequin, et confirmé par le directeur général intérimaire Yann Caillère, ne subsiste que la directrice générale en charge des finances, Sophie Stabile. Un coup de balai qui s'explique bien davantage par sa conception de l'organisation d'Accor que par la volonté de son nouveau PDG d'avoir une direction à sa main. Sébastien Bazin, qui a souhaité rapprocher la tête du terrain, a opté pour un pilotage géographique et mis fin à un comex composé de responsables des grandes fonctions centrales et transversales. Denis Hennequin avait, il est vrai, un poids lourd pour l'hôtellerie en la personne de Yann Caillère, alors son directeur général en charge des opérations.

Renouant avec un pilotage instauré par l'ancien PDG Gilles Pélisson, Sébastien Bazin a donc réinstallé au comex tous les patrons des zones où opère Accor. Au passage, il a redistribué les cartes en interne et/ou conforté certains cadres méritants, en redessinant leurs contours, exception faite de l'Asie-Pacifique. Son responsable, l'Australien Michael Eisenberg, a d'ailleurs retrouvé un siège que lui avait accordé Gilles Pélisson.

Un souci de réflexion collective

Pour autant, Sébastin Bazin a sacrément innové, conséquemment à sa stratégie. Ainsi, Sven Boinet, un grand ancien de la maison, a fait un retour fracassant comme directeur général délégué chargé de la « transformation du groupe », ainsi que - ce qui est logique, compte tenu de sa mission - des ressources humaines, mais aussi du juridique. De même, le comex d'Accor comprend depuis peu un nouvel « homme fort » en matière de distribution, un enjeu majeur à l'heure de la révolution numérique, pour Sébastien Bazin. A ce titre, ce dernier a débauché une « grosse pointure » chez Orange, Vivek Badrinath. En outre, il recherche encore en externe son équivalent pour les activités relevant de l'immobilier hôtelier, dont il a fait le second pôle d'Accor, HotelInvest, en parallèle à l'exploitation hôtelière, HotelServices. Le futur dirigeant d'HotelInvest, dont la recherche est prolongée (Sébastien Bazin a reçu de nouvelles candidatures récemment) sera donc le dixième membre du comex. Sa taille ne doit d'ailleurs rien au hasard, car Sébastien Bazin ne voulait pas d'armée mexicaine.

L'animation de son équipe de direction témoigne d'ailleurs de son souci de combiner réflexion collective et action - à ce titre, toutes les réunions se font en anglais. L'équipe se réunit en visioconférence tous les 15 jours et une réunion sur trois donne lieu à un séminaire de deux jours quelque part dans le monde. C'était à Paris la semaine dernière, en attendant Singapour, São Paulo et Dubaï.

Les Echos

Par Christophe PALIERSE | 17/03/2014

 

 

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.