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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 13:37

 

fo-accor 2686

Selon une étude du ministère du Travail, les salariés syndiqués progressent moins vite dans l'entreprise que les autres.

 

Les conclusions de l'étude publiée ce mercredi par la Dares (ministère du Travail) sur les représentants du personnel en France sont édifiantes! Toutes choses égales par ailleurs, un salarié syndiqué a en effet 40 % de chances en moins de voir son salaire évoluer dans les 12 prochains mois par rapport un salarié qui n'a pas de mandat. Comme si cela ne suffisait pas, il a par ailleurs 20 % de chance de moins d'avoir obtenu une promotion au cours des trois dernières années écoulées.

Dans ces conditions, on comprend pourquoi les salariés ne se bousculent pas pour devenir représentants du personnel. L'étude de la Dares, qui porte sur les entreprises employant plus de 11 salariés -seuil pour avoir un délégué du personnel-, montre ainsi que 6 % d'entre eux, soit 600.000 personnes, détenaient au moins un mandat en 2011. En tenant compte des salariés qui cumulent plusieurs fonctions, comme par exemple délégué du personnel et membre du CHSCT (Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail), le nombre des mandats en cours atteint les 767.000.

Ils se répartissent de la façon suivante: un tiers d'entre eux sont des délégués du personnel, 22 % concernent des élus au Comité d'entreprise ou Comité d'établissement, 21 % sont membres du CHSCT et 15 % sont délégués syndicaux (DS).

 

Frein à la carrière

Excepté celle de DS, il n'est pas obligé d'adhérer à un syndicat pour atteindre ces fonctions. Résultat: un peu plus de la moitié des représentants des personnels sont syndiqués (56 %), 5 % l'ont été par le passé. Les autres ne le sont pas. S'ils bénéficient moins d'augmentation ou de promotion, les élus suivent plus souvent des formations que les salariés lambda. La Dares note que, dans 38 % des établissements, les représentants ont bénéficié d'une ou plusieurs formations dans le cadre de leur mandat. Ces formations étaient prises en charge par les syndicats, dans les deux tiers des cas.

On comprend aisément pourquoi alors dans près de 4 établissements sur 10, les représentants du personnel estiment que le nombre des candidats aux élections professionnelles est insuffisant, la crainte que cela nuise à leur carrière l'emportant sur le souci de défendre leurs collègues!

Source Le Figaro

 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.