Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 18:48

consom.jpgLes Français sont de plus en plus dans le rouge. On s’en doutait, mais, fait nouveau, les plus de 55 ans font désormais partie des personnes les plus endettées. Selon le dernier rapport de la Banque de France, intitulé «Enquête typologique 2010 sur le surendettement», ils représentent 23,1% des demandeurs auprès des commissions de surendettement en 2010, contre seulement 12,6% en 2001. Et cela notamment en raison de «la stagnation des retraites et [de] l’obligation d’assurer de plus en plus longtemps la subsistance de leurs enfants».

«Tant que je ne suis pas morte, je suis prête à rembourser, mais il faut que la Banque de France négocie un arrangement à l’amiable pour empêcher mes créanciers d’augmenter sans cesse leurs frais», témoigne une Alsacienne de 70 ans dans le quotidien Le Parisien. Et de raconter: «Une fois à la retraite, ma situation s’est aggravée car mes revenus ont baissé.» Ses demandes de rachat de crédits ont été refusées en raison de son âge et de son niveau d’endettement. Autre témoignage sur une radio périphérique: «Mon mari a 77 ans, moi j’ai 70 ans. Le matin, on se lève à 5h pour mettre les journaux dans les boîtes aux let­tres. Vingt kilomètres à vélo tous les matins pour ne pas brûler d’essence. On travaille pour garder une maison. On est obligés de payer encore deux ans. Mon mari aura plus de 80 ans.»

Selon ce même rapport de la Banque de France et concernant l’ensemble des surendettés, les dettes de charges courantes, surtout liées au logement et à l’énergie, sont présentes dans 76% des dossiers, avec une moyenne de 4 130 euros. À sa lecture, il apparaît au final que les personnes surendettées sont de plus en plus nombreuses, seules, âgées et pauvres. En 2007, le futur chef de l’État déclarait: «Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d’Europe. Or, une économie qui ne s’endette pas suffisamment, c’est une économie qui ne croit pas en l’avenir.» Mais à qui n’en a pas les moyens, l’avenir peut être rosse.

 

Source FO Magazine

Partager cet article

Repost 0
Published by FO ACCOR
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Syndicat FO Accor
  • Syndicat FO Accor
  • : le blog du syndicat FO au sein du Groupe Accor
  • Contact

NOUS SOMMES TOUS CHARLIE

je-suis-c.png             


Recherche

Découvrez le nouveau site FGTA FO

PiedMail_FGTA-FO4
           
cliquez sur le lien ci-dessus

FORMULAIRE ADHESION

FOAccor

  Si vous souhaitez adhérer à notre Syndicat,
    renvoyez votre formulaire d'adhésion à
  l'adresse ci dessous avec votre réglement à
 l'ordre du

  fleche 058-copie-5Syndicat FO ACCOR
253, Bis rue de Vaugirard
75015 Paris

bateau 015

VISITEURS


compteur visiteurs

Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.