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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 09:46

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Yann Caillère, directeur général d'Accor, à l'hôtel Pullman de Londres St Pancras, le 28 mai. DR

"Je ne suis pas un intérimaire." Ce 28 mai, dans une salle de réunion de l'hôtel Pullman Londres St Pancras, Yann Caillère entend conforter sa position de directeur général d'Accor telle qu'elle lui a été confiée fin avril. "Si je peux apporter plus de stabilité au groupe, je le ferai, affirme-t-il. Et je pense que je peux le faire." Après l'éviction brutale du PDG, Denis Hennequin, par ses deux principaux actionnaires, Colony Capital et Eurazeo, il se doit de rassurer. Car les turbulences des dernières semaines ont laissé des traces: à l'assemblée générale, les petits actionnaires comme les représentants des salariés étaient désemparés face à ce changement de management, le troisième en huit ans.

Le 27 juin, Yann Caillère devra se montrer particulièrement convaincant devant le conseil d'administration pour rester en selle. Il sait qu'un cabinet de chasseur de têtes a été mandaté et des noms d'éventuels remplaçants, Sven Boinet ou Hubert Joly entre autres, circulent. Patrick Sayer, le président d'Eurazeo, pousserait, quant à lui, Jérôme Contamine, le directeur financier de Sanofi.

Patiemment, Yann Caillère, 60 ans en août prochain, passé par Disneyland Paris et Louvre Hôtels, montre qu'il est bien l'excellent professionnel de l'hôtellerie unanimement reconnu et apprécié par ses équipes. Après avoir oeuvré sur le repositionnement de la marque Sofitel - une réussite -, il s'est attaqué à Pullman, la chaîne haut de gamme du groupe, destinée à répondre aux attentes des voyageurs internationaux. Un marché certes porteur, mais aussi très concurrentiel: le haut de gamme représente 32% de l'hôtellerie mondiale, mais seulement 14% du parc d'Accor.

La recette Pullman

Les ambitions de Yann Caillère? Renforcer les positions en Europe, ouvrir de nouveaux hôtels en Russie et en Amérique latine, poursuivre l'expansion en Asie-Pacifique. "De 79 hôtels Pullman répartis dans 23 pays, l'objectif est d'atteindre les 150 d'ici à 2015-2020, et même 500 à terme, par de nouvelles constructions, des reprises d'établissements ou des opérations de croissance en collaboration avec des partenaires investisseurs, explique Yann Caillère. Il existe tout un potentiel de développement dans ce segment à travers le monde, notamment en Asie-Pacifique et en Amérique latine, comme le montre le succès des deux chaînes que nous avons achetées l'an dernier, Mirvac (Australie) et Posadas (Mexique)."

 La recette Pullman, déjà éprouvée à Paris, Bruxelles, Barcelone, Dubai ou Bali - une vingtaine de nouvelles adresses rien qu'en 2012 -, donne un coup de jeune à la chaîne. Ces hôtels de grande capacité, au coeur des villes, allient business et loisirs. Des salles de réunion, mais aussi des espaces détente. Des chambres confortables, comme à Londres, avec un large bureau, mais aussi un spa pour le plaisir. Autres spécificités: des designers de renom, des personnels d'accueil relookés, de l'art contemporain - tel ce globe monumental signé Mathieu Lehanneur dans le lobby -, des concepts de restauration au nom branché.

Depuis son arrivée à Accor en 2006, Yann Caillère a montré ses capacités. Devenu numéro deux en 2010 sous Gilles Pélisson, il conserve son poste un an plus tard avec l' arrivée de Denis Hennequin. C'est à lui qu'on doit la modernisation et la montée en gamme de Sofitel. "Un savoir-faire qui nous aide pour Pullman et nous permet d'aller vite, explique Caillère. Comme pour Sofitel, nous avons recruté des cadres de haut niveau pour repenser et renforcer Pullman. Leur expérience est précieuse."

Une feuille de route précise

Nommé directeur général d'Accor par le conseil d'administration - qui allait signer le renvoi de Denis Hennequin -, deux jours avant l'assemblée générale des actionnaires, il a peu de temps pour s'imposer en cette période troublée. Très vite, il écrit sa feuille de route - trois feuillets précis et complets -, partage ses idées avec chacun des membres du conseil, multiplie les réunions avec les directeurs du groupe ou des conférences téléphoniques avec les managers en Asie ou en Amérique latine. "Chacun sait que mon langage est direct, reconnaît-il. J'ai imaginé ce que j'aimerais qu'on me dise si j'étais un des collaborateurs d'Accor. Nous devons avoir des objectifs et avancer avec détermination, sans états d'âme."

Si sa stratégie diffère peu de celle que Hennequin exposait en février, Caillère sait que ses actionnaires exigent plus de rapidité dans l'exécution. Il s'est donné trois semaines pour convaincre du bien-fondé de la stratégie, trois mois pour accélérer la transformation du groupe et trois ans pour achever la mue d'Accor. Pour ses actionnaires, Colony Capital et Eurazeo, détenteurs de 21,4% des actions et de plus de 27% des droits de vote, qui ont opté pour une "gouvernance de transition",l'heure du choix est arrivée. "J'ai accepté dans ces conditions", se contente de répondre Yann Caillère

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.