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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 20:55

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FO dénonce les mesures prises consistant à mettre en cause le droit de grève ou de manifestation.

FO rappelle que toutes les dispositions existent pour assurer la sécurité des personnes, y compris en cas de grève : notifications ou maintien dans l'emploi, service minimum dans les secteurs tels que hôpitaux, sécurité civile etc. et que les syndicats avec les salariés prennent d'eux-mêmes toutes précautions de ce point de vue.

Les mesures prises actuellement sont donc le plus souvent des atteintes pures et simples au droit de grève, droit constitutionnel et lié aux conventions internationales en matière de liberté syndicale et de droit de la négociation collective.

FO fait examiner sur le plan juridique les moyens de recours contre ces dispositions.

FO rappelle dans le même temps que les services publics essentiels sont avant mis en cause par les mesures de rigueur (suppressions d'emplois liées à la RGPP notamment et restrictions budgétaires) qui peuvent conduire à fragiliser la sécurité des personnes et par les privatisations.

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Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.