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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 23:01

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La délégation FO Accor au 22 éme Congrés Confédéral à Montpellier

 

Quelque 3 000 délégués sont attendus du 14 février au 18 février à Montpellier (Hérault) où se déroule le 22e congrès de Force ouvrière (FO). Lundi, en y présentant son rapport d'activité, le secrétaire général de la confédération, Jean-Claude Mailly, 58 ans en mars, y défendra  "la République sociale" et ses valeurs "battues en brèche" depuis 2007.

Contrairement au congrès de Lille (2007), marqué par un renouvellement assez important des instances dirigeantes, ce rendez-vous montpelliérain est a priori sans enjeu sur le plan des personnes. Jean-Claude Mailly, secrétaire général depuis 2004, est seul candidat à sa propre succession. Il devrait être réélu sans difficulté, samedi 19 février, lors du Comité confédéral national (CCN) qui suit le congrès, et son troisième mandat ne sera pas nécessairement le dernier. "Je n'exclus rien", a-t-il déclaré vendredi 11 février aux Echos.

Le seul mouvement notable au sein du bureau confédéral est le départ de Bernard Devy, fin connaisseur des régimes de retraite complémentaire et président de l'Arrco. Atteint par la limite d'âge, il sera remplacé par Philippe Pihet, secrétaire général de l'Union départementale du Rhône. Quant à la commission exécutive, elle ne devrait pas connaître de bouleversements notoires, même si 45 personnes s'y portent candidates pour 35 places.

SIMPLIFICATION DES STRUCTURES

A moins de trois ans des élections de représentativité de 2013, les enjeux du congrès sont ailleurs. Les problématiques de syndicalisation et de développement y tiendront une place importante. Pour la première fois dans l'histoire de la confédération, M. Mailly a d'ailleurs revendiqué 500 000 adhérents, un nombre sensiblement inférieur aux 800 000 que la Confédération syndicale internationale (CSI) retenait jusqu'alors pour FO.

Comme dans les autres centrales, la question d'une meilleure articulation entre les 104 unions départementales, les 29 fédérations et la confédération est posée. La simplification des structures, notamment en direction des adhérents du privé – ils représenteraient désormais 60 % de l'ensemble des syndiqués FO – pourrait aussi susciter quelques débats.

Pour être reconnus représentatifs, les syndicats doivent désormais recueillir 10 % des voix aux élections professionnelles dans les entreprises (et 8 % dans les branches). Passer ce seuil fatidique ne va pas de soi : en 2009, par exemple, FO a perdu sa représentativité chez Axa. A l'automne 2010, en plein conflit des retraites, elle l'a préservée de justesse à la RATP (10,06 %). "FO se développe", a assuré M. Mailly aux Echos. Et de rappeler le transfert de " 24 000 ex-Unsa Police, de 3 500 hôtesses et stewards du SNPNC, 8 000 à 9 000 professeurs du SNETAA "

CONCURRENCE SYNDICALE EXACERBÉE

En ces temps de concurrence syndicale exacerbée, FO, qui fait fréquemment cavalier seul, veut mettre en avant ses valeurs et son identité, et faire entendre sa différence. Ainsi, M. Mailly devait-il réaffirmer lundi "l'attachement viscéral" de son organisation aux valeurs républicaines de liberté, d'égalité, de fraternité et de laïcité, mais aussi se poser en défenseur d'une "République sociale" qu'il estime attaquée. Avec des accents que ne renierait pas l'extrême-gauche, il ne ménagera pas ses critiques sur la "perversité d'un système capitaliste qui a poussé à l'extrême ce que l'on a appelé l'économie de casino", sur le caractère "limité et déséquilibré" du plan de relance ou encore sur les méfaits de l'austérité.

"Depuis 2007, les services publics, la fonction publique, les fonctionnaires et agents publics, les missions publiques n'ont jamais été autant attaqués ou réduits, quand il ne s'est pas agi de les détruire", analyse M. Mailly. Il évalue à "400 000" le nombre d'emplois publics qui pourraient être détruits au sein des fonctions publiques de l'Etat et hospitalière entre 2007 et 2012, et dénonce des réformes "au service d'une seule idéologie : dégrader le fait public pour en privatiser les missions".

Le secrétaire général devrait aussi rappeler l' "attachement indéfectible" de son organisation aux principes fondateurs de la Sécurité sociale. Autant de sujets sur lequel l'assistance ne manquera pas de rebondir et qui devraient permettre aux délégués de se retrouver sur le terrain syndical, quelles que puissent être par ailleurs leurs convictions politiques, du trotskysme à l'UMP, voire au-delà.

Issue d'une scission de la CGT en 1947, la Confédération générale du travail-Force ouvrière, marquée et par la réformisme et par l'anarcho-syndicalisme, est la troisième organisation syndicale française. Elle a obtenu 15,81 % des voix aux élections prud'homales de 2008 contre 20,55 % en 1997.

Claire Guélaud

pour Le Monde.fr

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.