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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 11:36


LOGO-FGTA-FO-copie-1Le syndicat alerte les pouvoirs publics sur le risque de travail dissimulé en cas de hausse du taux de TVA dans la restauration.

Cinq représentants de la Fédération générale des travailleurs de l'agriculture, de l'alimentation, des tabacs et des services annexes - Force ouvrière (FGTA-FO) ont été reçus, mercredi 30 août, par le député socialiste Thomas Thévenoud dans le cadre de sa mission de consultation sur l'impact du taux réduit dans la restauration.

Ce rendez-vous a été l'occasion de faire le bilan du contrat d'avenir signé entre les représentants des organisations patronales et le Gouvernement en contrepartie du taux réduit de TVA pour la restauration, mais du point de vue des salariés. La FGTA-FO a rappelé que les syndicats de salariés n'avaient pas participé à la signature du contrat d'avenir. Cela a conduit par la suite à la signature d'un accord social en décembre 2009, lequel a permis de revaloriser la grille de salaire avec un seuil minimal supérieur de 1 % au taux horaire du smic, d'accorder une prime dite TVA à la majorité des salariés du secteur, deux jours fériés supplémentaires pour atteindre le droit commun des 10 jours fériés et l'instauration d'une mutuelle de branche obligatoire.

"La TVA est l'impôt le plus injuste"

Pour les représentants de la FGTA-FO si le Gouvernement relève le taux de TVA du secteur, ne serait-ce que de quelques points, cela conduirait à la suppression des avantages sociaux pour les salariés, qui viennent déjà de voir leur pouvoir d'achat diminuer en raison de l'abrogation des dispositions de la loi Tepa. Le syndicat prédit aussi un retour en force au travail dissimulé dans le secteur. "Nous considérons que la TVA est l'impôt le plus injuste et plus particulièrement dans cette branche qui va régresser sur le plan social, avec notamment le retour du travail au noir", assure Denis Raguet, secrétaire fédéral en charge de l'hôtellerie-restauration. Lors de la prochaine commission mixte paritaire du 18 septembre, les partenaires sociaux se retrouveront d'ailleurs pour signer un accord de lutte contre le travail dissimulé.

Si FO plaide pour que le taux réduit soit maintenu, il souhaite, en contrepartie, que la professionnalisation des salariés de la branche soit modernisée. Un apprenti sur deux quitte la profession trois ans après la fin de son apprentissage, d'après le syndicat, et 80 % des salariés quittent le secteur après deux ans d'activité, sans avoir bénéficié d'aucune formation. "Il est nécessaire de mettre en place un véritable accompagnement auprès de ces salariés, pour qu'ils restent dans le secteur", conclut Denis Raguet. Parmi les pistes évoquées : développer des antennes Fafih au niveau départemental pour les petites entreprises, afin de pouvoir leur offrir un véritable service de ressources humaines, tant dans la gestion que la formation de leurs salariés.

 

Pascale Carbillet

 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.