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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 22:13

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  L'ensemble des Organisations syndicales de salariés signataires de la nouvelle grille

 

Deux lectures de l’article 2 bis de l’accord social du 13 décembre 2009 (formant l’avenant n° 6 de la convention collective nationale des HCR) aboutissent à écart de 0,01 centime d’euro sur l’échelon 1 du niveau 1 de la grille des salaires des HCR en discussion.

Négociée mi-janvier, la nouvelle grille des salaires des Hôtels Cafés Restaurants ne verra sans doute pas le jour dans un délai proche, faute d’un large accord entre les organisations patronales, quatre d’entre elles sur les six habilitées à négocier n’ayant pas signé le projet d’avenant N°13 à la convention collective nationale des HCR. L’une des mesures phares de l’accord historique du 13 décembre 2009 risque ainsi d’être de nouveau annulée durant quelques mois supplémentaires. Le témoignage des partenaires sociaux à écouter, et l’analyse d’HR-infos à lire.
 

 

 

Grille de salaires en vigueur dans la branche HCR depuis le 1er janvier 2011

Proposition adoptée par deux organisations professionnelles et cinq syndicats de salariés


Ce n’est que notre analyse (mais on la partage !)

 

Une promesse envolée, une deuxième menacée

Grosse colère chez les négociateurs des cinq syndicats de salariés (CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO), qui espéraient un accord salarial autour d’un projet de grille porté à l’origine non par eux, mais par trois organisations patronales (Fagiht, d’abord, puis CPIH et Synhorcat). Projet auquel les syndicats ouvriers s’étaient finalement rallier, renonçant de facto à leur propre proposition. Une approche pragmatique, espéraient-ils, pour prévenir le risque d’un blocage dont auraient pâti les centaines de milliers de salariés de la branche payés sur la base des minima conventionnels de branche. Un pas en avant important de leur part qui ouvrait, en principe, la voie à un compromis et, in fine, à un accord à la majorité.

Cet accord, malheureusement, a fait défaut le 12 janvier dernier. Car, au final, seules deux des six organisations professionnelles (Fagiht et Synhorcat) auront apposé leur signature sur le document, à côté de celle des cinq syndicats de salariés.

La non signature du GNC était prévisible, assurent ces derniers. Qui n’espéraient pas plus celle du SNRTC, convié pour la première fois à une négociation nationale, depuis sa représentativité reconnue en 2010. Plus surprenante en revanche, (encore que…), a été le retournement en cours de route de la CPIH. L’organisation de Gérard Guy semble ainsi prendre ses distances avec le Synhorcat et la Fagiht (associés en principe dans une « Fédération »), « pour se rapprocher de l’Umih » ajoutent certains observateurs.

Quant à l’Umih, qui portait un projet commun avec le GNC et le SNRTC, elle n’a pas apposé non plus sa signature, malgré une convergence progressive entre les deux grilles patronales, l’écart se situant surtout sur les niveaux 2 et 3. A l’échelon 1 du niveau 1, le différentiel n’était plus que de 1 centime d’euro (9,09 € d’un côté, 9,10 € de l’autre), avec dans les deux cas, la promesse de l’accord historique du 13 décembre 2009 tenue de maintenir un différentiel de 1,01 (ou Smic + 1 %, stipule l’article 2 bis de cet accord) avec le SMIC interprofessionnel (à 9 €, depuis le 1er janvier 2011).

Les syndicats ouvriers estiment avoir fait les frais d’un nouvel épisode de la rivalité entre les camps patronaux. Ces derniers, pourtant, au lendemain du lancement de la mutuelle santé, avaient promis une union syndicale. Envolée, leur promesse !

Evidemment, chaque camp avance ses arguments, s’estime dans son bon droit. Mais le résultat est là et sonne comme un désaveu : entre les quatre syndicats des HCR indépendants, c’est de nouveau la crispation et la désunion. Alors qu’ils sont majoritaires dans le camp patronal, représentent les mêmes types d’entreprise, les mêmes intérêts et pourraient faire cause commune.

De cette nouvelle guerre froide, ce sont les salariés qui seront les premières victimes. Car, bien entendu, la question se pose du devenir d’un accord social signé par une minorité d’organisations professionnelles. L’Umih et la CPIH assurent qu’elles n’exerceront pas leur droit d’opposition. Mais nul besoin de s’y opposer pour que l’extension de l’accord à toute la branche soit remise en question ou, en tout cas, nécessite quelques mois de plus pour être entérinée. Car la procédure est complexe, et un recours, un coup de Jarnac, est toujours possible.

Six mois de délais supplémentaires, et c’est une bonne partie des hausses prévues par la grille du 12 janvier qui seront absorbées par l’inflation, annoncée pour flirter avec les 2 % cette année. La précédente grille des salaires, approuvée en avril 2010 mais entrée en vigueur seulement le 1er janvier 2011, a lanterné à travers les mêmes arcanes administratifs, avec la bénédiction du Medef, opposé à une procédure accélérée.

Dans l’intervalle, c’est l’une des mesures phares de l’accord du 13 décembre 2009 qui risque de passer à nouveau à la trappe pendant de nouveaux longs mois. Le Smic des HCR est ainsi revenu au niveau du Smic conventionnel alors que les partenaires sociaux s’étaient engagés à maintenir un écart de 1% supplémentaire à chaque nouvelle négociation. La TVA à 5,5% et le contrat d’avenir, eux, sont toujours en vigueur !


Interviews : Armelle Parion

Avis : Jean-François Vuillerme

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.