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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 14:47

DÉSACCORD

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Une grève a éclaté mercredi dans l'hôtel genevois, Le Capitole, pour protester contre les licenciements liés à la reprise de l'établissement par le groupe français Accor. Crédit: DR

Pour protester contre les licenciements liés à la reprise de leur établissement par le groupe français Accor, le personnel de l'hôtel genevois Le Capitole se met en grève.

Une grève a éclaté mercredi dans l'hôtel genevois, Le Capitole, pour protester contre les licenciements liés à la reprise de l'établissement par le groupe français Accor. Les négociations entre la direction et le syndicat n'ont en effet pas abouti mardi.

"C'est la première fois que l'on recourt à la grève dans l'hôtellerie genevoise", a affirmé à l'ATS un responsable du syndicat Unia Umberto Bandiera.

"Nous ne pouvons accepter qu'un groupe qui deviendra le premier groupe hôtelier dans le canton de Genève à la suite de plusieurs acquisitions se comporte de cette manière sans assumer sa responsabilité sociale", a-t-il expliqué.

La grève a été décidée pour 24 heures, de mercredi midi à jeudi midi. Environ 30 personnes sont concernées - 15 employés de l'hôtel Le Capitole et 15 de l'hôtel Savoy, fermé le 31 mars pour rénovation - et toutes licenciées.

Réaffectation ou indemnité

Les représentants des propriétaires libanais de l'hôtel Le Capitole (aussi propriétaires du Savoy et de la résidence Mont-Blanc) et une délégation du groupe Accor ont rejeté les demandes du syndicat.

Le syndicat demandait soit le maintien de l'emploi pendant la période des travaux avec la réaffectation du personnel dans d'autres établissements du groupe Accor, soit une indemnité compensant la perte due à l'inscription au chômage pendant la période des travaux, a indiqué Umberto Bandiera.

Si la famille libanaise a déjà vendu le Savoy et la résidence Mont-Blanc (en janvier) au groupe français Accor, la vente de l'hôtel Le Capitole n'est pas encore finalisée. Les travaux devraient durer plusieurs mois.

Source: ATS

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.