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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 16:47

PARIS - Le groupe hôtelier Accor va accélérer une transformation engagée depuis 2006, visant à réduire le nombre d'hôtels en propriété, et augmenter la part de la franchise, a-t-il annoncé mercredi au terme d'un semestre où il a amélioré son exploitation.

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Le logo du groupe hôtelier Accor

afp.com/Loic Venance

La progression sensible du résultat d'exploitation, supérieur aux attentes, ne se reflète pas au niveau du résultat net, fortement négatif du fait du coût de la cession d'une filiale américaine. 

Accor a enregistré sur ces six mois une perte de 532 millions d'euros contre un bénéfice de 41 millions d'euros au premier semestre 2011, selon un communiqué du numéro un européen du secteur. 

La Bourse de Paris a sanctionné des pertes plus lourdes que prévues (532 M EUR contre 510 attendus par les analystes, selon le courtier Raymond James). A 12H30, le titre perdait 2,18% dans un marché en baisse plus légère (-0,66%). 

Le groupe avait annoncé en mai la cession de sa chaîne économique américaine Motel 6 au fonds Blackstone, qui sera effective le 1er octobre. 

Elle devrait rapporter 330 millions d'euros cash à Accor, mais le rachat par anticipation de certains hôtels, jusqu'ici exploités en location, avant la cession effective, plombent les comptes de l'hôtelier de 612 millions d'euros sur le semestre. 

Hors impact lié à cette cession, le résultat net s'établit à 80 millions d'euros, en progression de 29%. Le résultat d'exploitation est lui aussi en progression (+4,1%, à 212 millions). 

Le chiffre d'affaires, déjà publié mi-juillet, s'est établi à 2,72 milliards d'euros (+3,6% à périmètre et change constant) au premier semestre. 

L'activité globale reste soutenue par celles des pays émergents, a précisé le PDG du groupe, Denis Hennequin. En Europe, l'activité est restée stable malgré une poursuite de la dégradation en Europe du Sud, mais conserve un bon niveau d'activité dans les marchés clé, notamment les capitales européennes. 

En juillet, les performances sont restées "en ligne" avec celles observées au premier semestre, note le groupe. 

Hennequin contre une séparation de l'immobilier 

Le groupe table sur un résultat d'exploitation annuel compris entre 510 et 530 millions d'euros, comparé aux 515 millions d'euros de 2011 (retraité). 

Sur les 6 premiers mois de l'année, le groupe a ouvert 20.700 nouvelles chambres (141 hôtels), "un chiffre record", a souligné M. Hennequin. Il prévoit "40.000 nouvelles chambres sur l'année 2012, un chiffre jamais atteint". 

Surtout, le groupe revoit à la hausse son objectif de transformation du modèle économique. Il prévoit désormais que 80% de son parc sera exploité en management (40%) ou en franchise (40%), et 20% en filiale ou en location à loyer variable fin 2016. 

Actuellement, la proportion est de 44% en filiale ou loyers variables (mode de détention qui mobilise des capitaux) et 56% en franchise ou en contrat de management (asset light). 

Denis Hennequin juge important de rester propriétaire de certains établissements qui servent "de repères, de laboratoires d'innovation mais aussi de centres de formation". 

Le groupe va se réorganiser par marques à partir du 1er janvier, et non par zone géographique, a encore précisé le PDG qui annonce également la création d'une "direction du patrimoine" qui regrouperait l'ensemble des activités liées à l'immobilier, la gestion des investissements, des rénovations. 

La séparation de l'immobilier, évoquée par le principal actionnaire, le fonds américain Colony Capital, "ne se fera pas", car elle serait "contreproductive", a explique M. Hennequin. 

La dette nette d'Accor s'établit à 804 millions d'euros. L'acquisition de Mirvac, un réseau hôtelier en Australie, pour 167 millions d'euros, le paiement d'un dividende exceptionnel pour 114 millions et le rachat des options sur les hôtels en location fixe préalable à la cession de Motel 6 ont affecté la dette à hauteur de 578 millions d'euros. 

 

AFP 

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

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  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.