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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 23:04
À compter du 1er mars, tous les salariés de la branche, même les plus précaires, vont bénéficier d’augmentations en contrepartie de la baisse de la TVA. FO s’en est félicitée en lançant sa campagne d’actions en faveur des saisonniers.
Après moult péripéties, les quelque 800.000 salariés des hôtels, cafés et restaurants, y compris les saisonniers, vont pouvoir bientôt bénéficier des contreparties sociales à la baisse de la TVA.

L'arrêté d'extension de l'accord conclu mi-décembre entre l’ensemble des syndicats et une partie du patronat devrait être enfin publié cette semaine. Cet accord devrait pouvoir entrer en application dès le 1er mars, a annoncé jeudi le directeur général du Travail, Jean-Denis Combrexelle, à l’issue de la dernière réunion sur le sujet de la Commission nationale de la négociation collective.

L’accord comprend en particulier une augmentation de 4% pour les plus bas salaires et de 2,9% pour les plus hauts, tout en en assurant que la grille de coefficients démarre toujours 1% au-dessus du SMIC. Il prévoit également le passage de 6 à 10 des jours fériés ainsi que l’instauration d’une mutuelle santé à partir de juillet 2010 (négociations en cours). Il accorde enfin une «prime TVA» pérenne et égale à 2 % du salaire annuel de base pour tous les salariés, saisonniers et apprentis du secteur (voir notre article du 16 décembre 2009).

«C’est une nouvelle façon de voir les relations sociales dans cette branche. Je salue les organisations patronales qui ont voulu s'engager et ainsi rendre plus attractives ces professions», a lancé vendredi le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, à Chamonix (Haute Savoie) où il s’était rendu pour lancer la campagne d'actions et d’informations de Force Ouvrière en faveur des saisonniers des stations de sports d'hiver. Il était aux côtés de Denis Raguet, de la FGTA-FO, pour qui «la mise en œuvre de ces mesures fortes et pérennes pour l’ensemble de la profession – en contrepartie de la baisse de la TVA (1 milliard d’euros) – est une victoire historique après des négociations ô combien compliquées du fait de l’opposition machinale d’une partie du patronat».

En effet, deux des plus importantes organisations d’employeurs de la branche, l'UMIH et le GNC (chaînes hôtelières), se seront opposés jusqu’au bout à la signature des trois autres organisations patronales (SYNHORCAT, CPIH, FAGHIT) en invoquant «la crise et la fragilité des entreprises»» du secteur.

Les syndicats attendent maintenant les propositions du patronat dans le secteur de la restauration rapide. «Les McDonald’s, Quick, Pizza Hut et autre Brioche dorée, représentés par le SNARR (Syndicat de l’alimentation et de la restauration rapide), qui ont bénéficié également de la baisse de la TVA, rechignent encore à revaloriser les salaires et améliorer les conditions de travail», a déploré Denis Raguet (FO). «Mais, nous ne désespérons pas de leur faire entendre raison car aucun salarié n’a vocation à être le soutier d’une machine à profits», a-t-il ajouté. En clair, il y a encore pas mal de pain sur la planche.

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Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.