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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 09:32

QUESTIONS A KARIM BELHADRI

DELEGUE SYNDICAL FO Accor

AU PULLMAN ROISSY CDG

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Bonjour Karim, depuis combien de temps travaillez vous au Pullman Roissy ?

Je suis arrivé il y a 14 ans  à Roissy  en tant que Réceptionniste dans l’hôtel qui était sous l’enseigne Sofitel.

Pouvez-vous nous dire dans quelles circonstances vous êtes devenu délégué Syndical FO ?

En 1998 il y avait au Sofitel Roissy   plusieurs organisations syndicales représentées,  j’avais dans mes connaissances une personne en relation avec l’union départementale FO de Paris, cette personne m’a sollicité pour mettre en place le syndicat FO, au fil des mois j’ai constitué une équipe solide de femmes et d’hommes qui voulaient faire avancer les choses sur le plan social dans l’entreprise.

Comment arrivez-vous à concilier vos prérogatives syndicales avec vos responsabilités managériales ?

Vous faîtes bien de parler de mes responsabilités managériales car j’ai pu malgré mon mandat syndical évoluer à différents postes   notamment en tant que chef concierge au sein de ce qui était l’hôtel Sofitel auparavant. Mais revenons  à votre question, vous savez le maître mot c’est l’ORGANISATION en effet les quelques heures dont je dispose en tant que délégué syndical, représentant au Comité Central d’entreprise de la société NOVOTEL MERCURE PULLMAN et comme conseiller du salarié, ne me permetttrait pas de  remplir totalement ma mission si je ne donnais pas bénévolement de mon temps et sans vous faire « le blues du syndicaliste » je ne compte pas mes heures en dehors de l’hôtel pour répondre aux attentes des salariés dans le domaine social.

Nous croyons savoir que vous avez participé aux négociations de branche dans les HCR, pouvez vous nous donner votre ressenti ?

Oui j’ai eu cette chance dans le cadre d’une négociation ayant débouché sur un accord historique. J’ai compris pendant cette période qu’il ne fallait « rien lâcher » et que parfois l’union de certaines organisations de salariés pouvait faire la différence. La leçon à retenir est que lorsqu’une cause vous paraît juste  il faut se battre  jusqu’au bout même si parfois le découragement vous gagne, la ténacité pour  la victoire des salariés  voilà ce que je retiens de ces négociations et j’en profite pour saluer Denis Raguet le négociateur de la FGTA FO à qui je renouvelle toute mon amitié.

Dans les prochains jours doivent avoir lieu les élections professionnelles de votre établissement présenterez vous des candidats ?

Oui en effet le 1er Tour des élections professionnelles du Pullman Roissy Charles de Gaulle vont se dérouler le 31 Mars 2010 et dors et déjà je suis en mesure de vous annoncer que la liste des candidatures est bouclée. Pour preuve de la bonne santé des organisations syndicales au Pullman Roissy Charles de Gaulle j’ai été malheureusement obligé cette fois-ci de refuser des collaborateurs sur nos listes! Ce qui je dois bien vous l’avouer arrive pour la première fois !

Avez-vous un programme de campagne électorale ?

Oui un programme basé sur la chasse aux inégalités et sur la réhabilitation du dialogue social qui à été mis à mal depuis quelque temps mais je suis entouré d’une équipe formidable qui à elle seule est tout un programme ! Vous verrez bientôt sur notre blog le tract  en cours de finalisation qui vous éclairera totalement sur notre vision des choses et où nous souhaitons aller pendant les quatre prochaines années.

Karim à vous entendre en tant que leader de votre syndicat, vous êtes passionné par votre rôle social dans l’entreprise qu’est ce qui vous anime au quotidien ?

Comment ne le serais je pas j’ai coutume de dire que vous ne vous proclamez pas « chef » ou « manager » mais que ce sont les personnes qui vous reconnaissent comme tel. Ma force aujourd’hui comme hier c’est l’équipe, ce groupe ou creuset qui permet quand les temps sont un peu plus difficiles de trouver l’énergie pour rebondir dans l’action sans se poser trop de questions mais en étant toujours en capacité d’apporter des réponses aux problémes des autres.

Issu de ce qu’on appelle « les minorités visibles », j’ai parfois subit l’injustice de ceux qui doivent toujours doublement prouver qu’ils sont capables de faire le job alors en conclusion le plus important  pour moi ce sont les réponses que je peux apporter  face aux difficultés des salariés et c'est cela qui m’anime.

Merci Karim.

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commentaires

Khalilo 11/03/2010 23:10


Bon courage Karim, que la reussite accompagne ainsi que ceux qui vous entourent.


Denis RAGUET 11/03/2010 11:50


Merci à FO ACCOR de nous faire partager la vie syndicale de ces délégués. Ces exemples montrent l'engagement de chacun pour et avec les autres, et ce ne sont pas que des mots!!!
Merci à toute l'équipe à qui je renouvelle toute mes amitiés syndicalistes.
Denis R 


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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.