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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 08:14

MANIFESTATION 23 03 10Toucher à l’âge légal et allonger la durée de cotisation ne règleraient ni le problème financier ni celui de l’emploi des seniors, contrairement aux arguments déployés par le gouvernement. Explications.

À part plaire aux marchés financiers, aucun des arguments avancés pour mettre fin à la retraite à 60 ans ne tiennent la route. Contrairement aux affirmations du gouvernement, le recul de l’âge légal de départ à la retraite ne règlera pas le problème financement du régime par répartition, qui souffre d’abord d’un manque de ressources. Les syndicats, notamment FO, l’ont démontré à plusieurs reprises (voir notre article du mercredi 19 mai 2010). Autre argument martelé par le gouvernement, l'âge légal à 60 ans serait «une barrière psychologique» qui pousserait les employeurs dégager leur salariés 55 ans et plus, dont le taux d’emploi tourne aujourd’hui autour de 38%. Or rien n’a jusqu’ici démontré que le fixer au-delà de cette limite dissuaderait les entreprises de se débarrasser de leurs «seniors». Comme l’explique FO, on ne fait là aussi que déplacer le problème: avant de prétendre à une retraite, ces salariés seront soit au chômage soit, pis, en invalidité.

Pour FO, il suffit d’étudier les différentes données disponibles en la matière pour s’en convaincre. Selon des chiffres de Pôle emploi, en 2009, le nombre de demandeurs d’emploi âgés de «50 ans et plus» a bondi de 22% sur un an et celui «des 55 ans et plus» de 37 %, pour s’établir respectivement à 650 700 et 301 300. Une fois au chômage, les seniors ont également le plus grand mal à retrouver un emploi. À partir de 50 ans, ils ne représentent que 9 % des recrutements, que ce soit en CDD, en CDI ou en intérim. Autres données, autre démonstration, FO a étudié la corrélation entre l’âge
légal de départ à la retraite et l’invalidité en s’appuyant sur des données de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV). En 1982, au temps où la retraite était fixée à 65 ans, fait remarquer la confédération, 42% des pensions avaient été attribuées ainsi au titre de l’invalidité ou de l’inaptitude au travail. «Un chiffre qui n’avait cessé d’augmenter, passant de 22% en 1962, à 31% en 1972 et donc 42% en 1982, soit une progression de l’ordre 10 points par décennie», explique-t-elle. À partir de 1983 et l’institution de la retraite à 60 ans, la tendance n’a cessé de s’inverser. En 2009, la CNAV a attribué ainsi 117.942 pensions au titre de l’invalidité ou de l’inaptitude au travail (environ de 18%) sur un flux total de 660.471 nouveaux retraités.

Autant de raisons pour lesquelles, parmi d’autres, FO estime que remettre en cause la retraite à 60 ans est une erreur fondamentale, tant sociale qu'économique, qui marquerait un recul social important

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.