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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 23:20

[ 11/05/10  ]

A l'heure où le géant français Accor s'apprête à parachever son recentrage sur l'hôtellerie, avec la mise en Bourse de son pôle services (programmée pour le 2 juillet), les signes de reprise se multiplient dans le secteur.

Outre-Atlantique, le directeur général du groupe américain Hyatt, Mark Hoplamazian, a souligné, la semaine dernière, l'amélioration des taux d'occupation sur la plupart de ses marchés, à l'occasion de la publication de ses comptes pour le premier trimestre 2010. Malgré une recette unitaire « sous pression », en particulier en Amérique du Nord, le revenu moyen par chambre disponible (RevPAR) - indicateur de référence des hôteliers -a ainsi crû de 9,8 % à base comparable par rapport à un an auparavant. Ses compatriotes Starwood Hotels & Resorts et Marriott International avaient déjà fait état d'une sensible amélioration de leurs performances à la publication de leurs comptes trimestriels, le premier affichant un profit opérationnel en hausse de 39,3 %, celui du second étant multiplié par 4,5.

La dernière étude de MKG Hospitality sur l'hôtellerie européenne laisse apparaître également des signes encourageants. « La sortie de crise en Europe se précise », estime même le cabinet spécialisé. De fait, le RevPAR moyen enregistre une croissance qui ne relève plus de l'épaisseur du trait. Après une évolution redevenue positive en février, mais de… 0,2 % seulement, la progression en mars a atteint 2,4 % par rapport à mars 2009, où le recul avait été… de 12,3 %, ce qui en a fait le mois le plus mauvais de l'an passé. MKG Hospitality constate une inversion de tendance pour « une très grande majorité des pays européens », et « une réelle accélération » pour l'Allemagne, la France (+ 7,5 % en mars), et le Royaume-Uni.

Prudence

Dans son bulletin de santé mensuel de l'hôtellerie française, Deloitte confirme aussi, de son côté, le redémarrage , en particulier à Paris et dans les 3 et 4 étoiles. La croissance du RevPAR des 4 étoiles de la capitale a ainsi atteint 12,7 % le mois dernier par rapport à son niveau de mars 2009, d'où une hausse de 4,8 % pour la période janvier-mars.   Deloitte reste toutefois prudent. Hésitant encore entre un « début de reprise » ou « une légère éclaircie », le cabinet rappelle que « la crise n'est pas encore achevée ».

Une analyse que partage le directeur du pôle hôtellerie de BNP Paribas Real Estate, Patrick Sanville : « Il y a des signes positifs, et les premiers éléments sur avril sont encourageants, mais ce qui se passe sur les marchés boursiers incite à la prudence », déclare-t-il. Cela étant, outre l'amélioration des performances opérationnelles des opérateurs, ce dernier met aussi en exergue le redémarrage du marché immobilier hôtelier. C'est le signe de financements à nouveau disponibles et d'une confiance retrouvée.


CHRISTOPHE PALIERSE, Les Echos

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.