Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 11:48

IMG 5041

Le gouvernement vient de débuter la concertation avec les syndicats sur le dossier des retraites.

Les décisions qui seront prises à l'automne prochain auront un fort impact sur les 20-40 ans. Cette génération devra assumer les évolutions qui seront proposées.

Même s'il faut aller au delà de la question générationelle afin de construire les solidarité en France, on ne peut s'empècher de penser que ce qui est aussi en jeu, c'est le futur pouvoir d'achat des jeunes générations, la manière dont ces générations envisageront leur carrière professionnelle et plus généralement la façon dont les plus jeunes se projetteront dans leur vie et les liens qu'ils tisseront avec leurs ainés.  

Ces générations n'ont jamais connu la société du plein emploi. Elles ont du faire face, depuis 30 ans, aux difficultés d’accès au 1er emploi, à la déqualification des diplômes, au développement de l’emploi précaire, et plus généralement au chômage. Ainsi le travail, l'emploi qui est essentiel à la construction de la personne, de son identité a le plus souvent été un lieu de fortes tensions et d'inquiétudes.

Notre pays aura-t-il la capacité à proposer un projet à partir d'enjeux partagés ? 

Le dossier des retraites interroge le lien entre les générations, et le lien de solidarité entre elles. Ainsi, aborder la question des retraites sans donner la parole à la générations des 20-40 ans qui devra dans le meilleur des cas assumer les décisions prises au pire les subir, c'est prendre le risque de réduire le débat à des questions "techniques" sans reposer le sens qu'à ce choix de société pour les français.  

Un vrai débat avec les générations qui participeront, au travers de leur emploi ou de leur engagement, au prochain régime des retraites ne pourrait que donner du sens à la cohésion sociale et redonner du sens au vivre ensemble.

 

  Par Gilles Le Bail

http://www.gilleslebail.fr/

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Syndicat FO Accor
  • : le blog du syndicat FO au sein du Groupe Accor et ses franchisés
  • Contact

IN MEMORIAM

             

Cécilio Garcia

Fondateur du Syndicat FO Accor 

1947-2018

 

 

Recherche

Découvrez le nouveau site FGTA FO

PiedMail_FGTA-FO4
           
cliquez sur le lien ci-dessus

ADHESION

FOAccor

  Si vous souhaitez adhérer à notre Syndicat,
contactez nous à
  l'adresse ci dessous 

  fleche 058-copie-5Syndicat FO ACCOR
253, Bis rue de Vaugirard
75015 Paris
06 08 16 67 58
bateau 015

VISITEURS


compteur visiteurs

Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.