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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 15:21

DH

Fort de 45 ans d’expérience dans l’hôtellerie, le groupe Accor mise de plus en plus sur la franchise pour poursuivre le maillage du territoire français et européen. Il dispose d’un savoir-faire depuis longtemps éprouvé qu’il souhaite transmettre à une cinquantaine de nouveaux hôteliers chaque année.

En 1967, le premier Novotel ouvrait ses portes à Lesquin, dans la métropole lilloise (59). Aujourd’hui, le groupe Accor compte 1 489 hôtels en France et plus de 4 000 dans le monde. Pendant ces 45 ans d’activité, le groupe s’est développé en construisant des hôtels. Aujourd’hui bien implanté dans l’Hexagone, il mise de plus en plus sur le passage sous enseigne d’établissements construits par d’autres enseignes ou par des entrepreneurs isolés. Le groupe a un objectif de 50 ouvertures en 2012, dont vingt environ seront des constructions. « Nous sommes passés de 25 ouvertures en 2008 à 50 en France pour 2012, et nous nous développons aujourd’hui presque exclusivement en franchise », précise Christophe Alaux, directeur général hôtellerie France.

MODÈLE

Avec ses presque 1 500 établissements, dont 800 hôtels franchisés, « la France est un modèle en termes de franchise », constate Christophe Alaux. Ce mode de création devrait se développer dans les autres pays européens où le groupe est bien implanté, comme l’Angleterre ou l’Allemagne. « Nous sommes la référence de la franchise en France, nous souhaitons l’être en Europe également », poursuit le directeur général. La franchise a été historiquement utilisée comme un « complément » de développement, explique Christophe Alaux : elle vient compléter le maillage des territoires déjà conquis par la marque, en s’appuyant sur un concept éprouvé par le groupe, et sur les capitaux d’entrepreneurs recherchant la sécurité et l’appui d’une marque. 

PROFILS

« Beaucoup de franchisés Accor ont une expérience préalable dans la franchise », indique Arnoud Vink, directeur de la franchise et du développement hôtellerie France. Sur les bancs des franchisés, se retrouvent également beaucoup d’anciens cadres du groupe Accor, et de salariés issus du métier de l’hôtellerie. Les hôteliers déjà existants et anciens restaurateurs gonflent eux aussi les rangs. « Les franchisés sont des partenaires de longue durée, poursuit Arnoud Vink. Leur contrat dure en moyenne 12 ans. » Ils sont également multi-franchisés, pour une grande partie d’entre eux. Un tiers des chambres sont tenues par des franchisés simples, un deuxième tiers par des franchisés propriétaires de deux à quatre hôtels, et un dernier tiers par des franchisés gérant cinq établissements ou plus.

RECRUTEMENT

Le métier d’hôtelier est très particulier. « Il faut être à la fois constructeur, marketeur, gestionnaire, vendeur et avoir la passion du service ! », explique Christophe Alaux. Pourtant, contrairement à ce que l’on pourrait penser, le passage sous enseigne d’un indépendant peut être plus long et laborieux que la construction d’un hôtel par un entrepreneur qui « part de rien ». « Nous pouvons passer jusqu’à 3 ans pour convaincre un indépendant de passer chez Accor », confirme Arnoud Vink. Une fois le changement d’enseigne réalisé, en revanche, les franchisés observent « une augmentation immédiate de leur chiffre d’affaires, constate Arnoud Vink. Les marques du groupe sont très puissantes. »

ACCOMPAGNEMENT

Quel que soit le projet du franchisé, il doit être viable aux yeux du groupe. De sorte qu’environ 10 % seulement des projets proposés aboutissent. Les projets sélectionnés font l’objet d’une étude approfondie : « Beaucoup d’entrepreneurs veulent ouvrir des hôtels 4 étoiles, c’est notre rôle de les aiguiller vers d’autres marques si celles-ci correspondent mieux à leur projet, au site ou au marché », explique Christophe Alaux. Une fois le projet approuvé, le groupe Accor fournit un accompagnement jusqu’à l’ouverture de l’hôtel. « Il y a souvent un gros travail d’optimisation du nombre et de la taille des chambres, ainsi que du flux client, cite par exemple Christophe Alaux. Il y a également une partie important liée à l'intégration opérationnelle une fois la construction achevée. » Aide au recrutement, formation du personnel, commercialisation, visites biannuelles une fois l’hôtel ouvert : le suivi est constant. 

FORMATION

Les visites mystère et les questionnaires remplis par les clients sont également utilisés pour détecter les lacunes des franchisés, afin de les corriger. « En moyenne, trois clients sont interrogés par hôtel et par jour », précise Christophe Alaux. Pour se perfectionner, les franchisés ont accès à l’Académie Accor, organisme de formation qui propose environ 150 modules. De la mise en place de la chambre à la réservation en ligne, tous les aspects du métier sont abordés. « Il s’agit de la plus grande école hôtelière au monde, précise Christophe Alaux. Les formations sont adaptées aux spécificités de chaque marque, et nous proposons des exercices à distance et web-séminaires, qui permettent aux franchisés de diminuer leurs coûts, et de se former à leur propre rythme. »

FÉDÉRATION

Les propriétaires d’hôtels Accor ont leur propre fédération, la FFA (Fédération des franchisés Accor), elle-même divisée en associations, une pour chaque enseigne du groupe. « Dans la gestion du réseau, c’est une vraie force, estime Arnoud Vink. Les représentants du réseau sont consultés systématiquement. » Ils ont par exemple opéré l’année dernière le changement des marques All Seasons et Etap’Hôtel, respectivement en Ibis Styles et Ibis Budget. « A partir de l’année prochaine, il y aura un changement dans la gestion de la redevance prélevée pour les fonds marketing. Celle-ci sera entièrement pilotée avec les franchisés », ajoute Christophe Alaux. Une raison de plus, sans doute, qui convaincra les 50 nouveaux hôteliers que l’équipe de développement veut voir rejoindre le groupe chaque année.

 

Le réseau Accor en chiffres :

         9 enseignes : Sofitel, Pullman, MGallery, Mercure, Novotel, Adagio, Ibis, hotelF1 et Thalassa sea & spa

         4 426 hôtels dans 92 pays

         1 489 hôtels en France

         25 employés par hôtel en moyenne

         12 ans : la durée du contrat de franchise

         1 million d’euros : l’apport personnel nécessaire pour ouvrir un hôtel économique en province

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.