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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 10:11

04/03/2010 | Mise à jour : 09:54
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Crédits photo : Le Figaro

Il a progressé de 0,5 point au quatrième trimestre 2010 et de 1,8 point sur un an. Du jamais vu. Il y a donc désormais 2,7 millions de chômeurs en France métropolitaine, au sens du BIT.

Un retour en arrière de onze ans qui tombe au plus mal pour la majorité, à dix jours du premier tour des élections régionales. Le taux de chômage en France a en effet nettement augmenté au quatrième trimestre 2009 (+0,5 point, par rapport au précédent) pour atteindre désormais 9,6 % de la population active dans l'Hexagone et même 10 % si l'on inclut les Dom. Il faut remonter à 1999 pour retrouver de tels niveaux (le taux de chômage, en baisse, était à l'époque redescendu à 10 %). S'il augmente de manière continue depuis le premier trimestre 2008, la progression s'établit à + 1,8 point sur un an. Du jamais vu !

Les hommes payent le plus lourd tribut de cette nouvelle hausse trimestrielle : + 0,8 point en trois mois et + 2,2 points sur un an. Surtout les jeunes hommes, âgés entre 15 et 24 ans : + 1,4 point en un trimestre et + 3,9 points sur un an. Au total, on compte 2.727 millions de chômeurs au sens du BIT (personne de 15 ans ou plus qui n'a pas travaillé, recherche activement un emploi et est disponible dans les deux semaines) en France métropolitaine. Selon un autre indicateur de l'Insee, 3.4 millions de personnes n'ont pas d'emploi mais souhaitent travailler (qu'elles soient disponibles ou non dans les deux semaines et qu'elles recherchent ou non un emploi).


 

Le taux d'emploi des seniors en légère augmentation

Conséquence directe de cette nouvelle dégradation du marché du travail, le taux d'emploi des 15-64 ans continue de diminuer. Au quatrième trimestre 2009, un peu moins des deux tiers des 15-64 ans (63.7 % exactement) étaient en emploi, soit 0,2 point de moins en trois mois et un point de moins sur un an.


Seules «bonnes nouvelles», la part du sous-emploi dans l'emploi (personnes qui ont un emploi à temps partiel qui souhaitent travailler plus et qui sont disponibles pour le faire, mais également les salariés au chômage partiel) est restée stable à 5.5 %, soit 1.412 million de personnes. Le nombre de salarié en chômage partiel est lui aussi demeuté quasi-identique à 144 000, soit 1000 personnes de plus qu'il y a trois mois. Quant au taux d'emploi des seniors (55-64 ans), il augmente de 0,2 point sur trois mois et de 0,3 sur un an.

Christine Lagarde et Laurent Wauquiez, la ministre de l'Economie et son secrétaire d'Etat de l'Emploi, ont pris «note de cette progression» mais se félicitent que «le marché de l'emploi résiste mieux en France à la crise que chez la plupart de nos partenaires.» Pour preuve, «le nombre de demandeurs d'emploi est aujourd'hui supérieur de 22 % à son niveau de 2007 alors qu'il a plus que doublé aux États-Unis (+119 %) et en Espagne (+146 %) et qu'il a progressé de + 34 % en zone euro».

 

Par Marc Landré


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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.